Je suis prisonnier de tes yeux
Toujours, — et parfois de tes bras.
Mais ne plains pas ces embarras
Qui ne sont guère qu’ocieux.

L’odieux, ô mais, là c’est dur,
C’est que mon cœur est en prison
En même temps que ma raison
Dans ton amitié, cachot pur !

Et bien que trop intelligents,
Mes désirs, quoique diligents,
S’en ressentent jusqu’à parfois

Ressembler à d’affreux courroux…
Mais tu les mets sous les verroux
De ta bonté, cœur, geste et voix.

Paul Verlaine

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