Ô toi chaude comme l’enfer,
Ô toi, froide comme l’hiver,
Douce et dure, on dirait du fer 
Et de la mousse,

Dure et douce comme la mousse 
Et le fer, si dure et si douce,
Va ! sois toi-même ! Un vent te pousse. 
Veut de printemps 

Et vent d’automne, et tant d’autans 
Et de zéphirs sont palpitants, 
Dans tes grands yeux mahométans 
De catholique 

Que j’en reste mélancolique 
Et joyeux, et sans plus d’oblique 
Madrigal, je t’aime !
Ô réplique,
Diable angélique.

Paul Verlaine

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