Tu m’as plu par ta joliesse 
Et ta folle frivolité. 
J’aime tes yeux pour leur liesse 
Et ton corps pour sa vénusté. 

Mais j’ai détesté tout de suite 
La gourmandise de ta chair. 
J’abhorre ton besoin de cuite 
(Non pas celui qui m’est si cher,

Le besoin d’être avec cet homme 
Encore vert qui serait moi),
J’abomine pour parler comme 
Il faut, ton goût pour trop d’émoi 

Joyeux, gamin, charmant sans doute…
Au fait, j’y pense, je suis vieux 
Tant (cinquante ans !) et t’es en route 
Pour tes dix-huit ans… pauvre vieux !

Paul Verlaine

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