Gens de la paisible Hollande 
Qu’un instant ma voix vint troubler 
Sans trop, j’espère, d’ire grande 

De votre part, voulant parler 
À vos esprits que la nature 
Fit calmes pour mieux y mêler 

L’enthousiasme et la foi pure 
Et l’idéal fou de réel 
Et la raison et l’aventure 

De sorte équitable, — ô le ciel 
Non plus brumeux, mais de par l’ombre 
Même, et l’éclat essentiel,

Ô le ciel aux teintes sans nombre
Qu’opalisent l’ombre et l’éclat
De votre art clair ensemble et sombre,

Ciel dont il fallait que parlât
La gratitude encor des races,
Et dont il fallait que perlât

Cette douceur vraiment mystique
Et crue aussi vraiment qui rend
Rêveuse notre âpre critique,

Ô votre ciel, fils de Rembrandt !

Paul Verlaine

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