Le Destin a voulu que vous fussiez charmante,
Et vous l’êtes. Riez, miss Mary, regardez :
Vous charmez toute chose et tout vous complimente ;
Les cœurs courent à vous, par vos beaux yeux guidés.

Et vos cheveux sont d’or, l’air de mai les tourmente,
Votre frais rire éclate en grelots saccadés ;
On vous aime de tout, même d’être inclémente,
Et l’amour avec vous en vain pipe les dés.

Il semble qu’on pourrait, tant vous êtes petite,
Vous cacher sur son cœur, comme on fait d’un portrait
Qu’on regarde souvent, de peur qu’il ne vous quitte.

Voulez-vous qu’on vous cache ainsi ? Non, ce serait
Imprudent. Près du cœur garder ces yeux de flamme !
Puis, comment pourrait-on être à vos pieds, madame ?


Albert Glatigny

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