Adriane, mon cœur, baise-moi, je te prie,
Puisque ce doux baiser qui coule lentement
Avec l'air frétillard d'un gentil mouvement
Est le seul appétit qui chatouille ma vie.

Or que moi transporté, orsus que toi ravie,
De mille autres regards faits réciproquement,
Nous puissions désormais nous voir si fermement
Que la force des lynx ait dessus nous envie.

Que tes yeux, Adriane, aient tant de vigueur
Qu'ils puissent contempler les secrets de mon cœur,
Et que je puisse voir au centre de ton âme,

Afin qu'en nous baisant nos yeux voient dedans nous
Mille et mille plaisirs confits au sucre doux,
Qui s'est liquéfié dans l'amoureuse flamme.


François Scalion de Virbluneau

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