O toi que le bonheur redoute,
Fatidique vieillard, seul ami du malheur,
Dieu qui portes la faux, éternel moissonneur,
O Temps ! — ma voix t’implore, écoute
Ce vœu, — le dernier vœu que doit gémir mon cœur.

Hâte pour moi ton vol suprême ;
Des espoirs décevants moissonne en moi la fleur ;
Étouffe dans mon sein une implacable ardeur :
Fais que j’oublie autant que j’aime !
Détruis un lâche amour, ô divin destructeur !


Auguste Lacaussade

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