Avant que d'adorer le ciel de vos beautés,
D'un clin d'œil triplement j'aperçus d'aventure
Votre visage, Amour, chef-d'œuvre de Nature,
Par qui je souffre, hélas, tant d'âpres cruautés !

Vous teniez ce cristal, miroir des déités,
Qui me représenta votre sainte figure,
Et ce riche portrait, riche de la peinture
Des braves traits naïfs de vos divinités.

Si j'ai donc vu d'un coup diverse votre face,
Que peut ore espérer mon cœur qui vous pourchasse ?
Ha ! je crains que ce teint ne soit gorgonien !

Mais s'il faut que ma mort procède de ma vue,
Un nouvel Actéon je me désire bien :
Il n'est rien de si beau comme une beauté nue.


Marc de Papillon de Lasphrise

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