Bien que le mal, que pour vous je supporte,
Soit violent, toutesfois je ne l’ose
Appeller mal, pour ce qu’aucune chose
Ne vient de vous, qui plaisir ne m’apporte.

Mais ce m’est bien une douleur plus forte
Que je ne puys de ma tristesse enclose
Tourner la clef, lors que je me dispose
A vous ouvrir de mes pensers la porte.

Si donc mes pleurs, et mes soupirs cuysans
Si mes ennuiz ne vous sont suffisans
Temoings d’amour, quele plus seure preuve.

Quele autre foy, si non mourir, me reste :
Mais le remede (helas) trop tard se treuve
A la douleur, que la Mort manifeste.

Joachim du Bellay

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