Les Plus Beaux Poèmes d'Amour de Louise Labé

Voici une petite sélection des plus beaux poèmes d'amour de Louise Labé. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner les poèmes les plus beaux et les plus connus en me basant sur mes préférences personnelles et leur présence dans plusieurs anthologies de...

Élégies III – Quand vous lirez… - Louise Labé

(vieux français) Quand vous lirez, ô Dames Lionnoises, Ces miens escrits pleins d'amoureuses noises, Quand mes regrets, ennuis, despits et larmes M'orrez chanter en pitoyables carmes, Ne veuillez pas condamner ma simplesse, Et jeune erreur de ma folle jeunesse, Si...

Non havria Ulysse - Louise Labé

Non havria Ulysse o qualunqu'altro mai Piu accorto fù, da quel divino aspetto Pien di gratie, d'honor et di rispetto Sperato qual i sento affani e guai. Pur, Amour, co i begli ochi tu fatt'hai Tal piaga dentro al mio innocente petto, Di cibo et di calor gia tuo...

Élégies I – Au temps qu'Amour… - Louise Labé

Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur, Faisait brûler de sa flamme mon cœur, En embrasant de sa cruelle rage Mon sang, mes os, mon esprit et courage, Encore lors je n'avais la puissance De lamenter ma peine et ma souffrance ; Encor Phébus, ami des lauriers...

Élégies II – D'un tel vouloir… - Louise Labé

D'un tel vouloir le serf point ne désire La liberté, ou son port le navire, Comme j'attends, hélas, de jour en jour, De toi, Ami, le gracieux retour. Là j'avais mis le but de ma douleur, Qui finirait quand j'aurais ce bonheur De te revoir ; mais de la longue attente,...

D'un tel vouloir le serf point ne désire - Louise Labé

D'un tel vouloir le serf point ne désire La liberté, ou son port le navire, Comme j'attends, hélas, de jour en jour, De toi, Ami, le gracieux retour. Là j'avais mis le but de ma douleur, Qui finirait quand j'aurais ce bonheur De te revoir ; mais de la longue attente,...

Quand vous lirez, ô Dames Lyonnoises - Louise Labé

Quand vous lirez, ô Dames Lyonnoises, Ces miens écrits pleins d'amoureuses noises, Quand mes regrets, ennuis, dépits et larmes M'orrez chanter en pitoyables carmes, Ne veuillez point condamner ma simplesse, Et jeune erreur de ma folle jeunesse, Si c'est erreur. Mais...

Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur - Louise Labé

Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur, Faisait brûler de sa flamme mon cœur, En embrasant de sa cruelle rage Mon sang, mes os, mon esprit et courage, Encore lors je n'avais la puissance De lamenter ma peine et ma souffrance ; Encor Phébus, ami des lauriers...

Les Plus Beaux Poèmes de Louise Labé

Si vous souhaitez lire ou relire les poèmes les plus célèbres et les plus beaux de Louise Labé, vous êtes au bon endroit. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner des poèmes incontournables de ce poète en me basant sur mes préférences personnelles et...

Ô longs désirs, ô espérances vaines - Louise Labé

Ô longs désirs, ô espérances vaines, Tristes soupirs et larmes coutumières A engendrer de moi maintes rivières, Dont mes deux yeux sont sources et fontaines ! Ô cruautés, ô durtés inhumaines, Piteux regards des célestes lumières, Du cœur transi ô passions premières,...

Oh ! si j'étais en ce beau sein ravie - Louise Labé

Oh ! si j'étais en ce beau sein ravie De celui-là pour lequel vais mourant ; Si avec lui vive le demeurant De mes courts jours ne m'empêchait envie ; Si m'accolant, me disait : Chère Amie, Contentons-nous l'un l'autre, s'assurant Que jà tempête, Euripe, ni courant Ne...

Après qu'un temps la grêle et le tonnerre - Louise Labé

Après qu'un temps la grêle et le tonnerre Ont le haut mont de Caucase battu, Le beau jour vient, de lueur revêtu. Quand Phébus a son cerne fait en terre, Et l'Océan il regagne à grand'erre ; Sa sœur se montre avec son chef pointu. Quand quelque temps le Parthe a...

On voit mourir toute chose animée - Louise Labé

On voit mourir toute chose animée, Lors que du corps l'âme subtile part. Je suis le corps, toi la meilleure part : Où es-tu donc, ô âme bien-aimée ? Ne me laissez par si long temps pâmée, Pour me sauver après viendrais trop tard. Las ! ne mets point ton corps en ce...

Baise m'encor, rebaise-moi et baise - Louise Labé

Baise m'encor, rebaise-moi et baise ; Donne m'en un de tes plus savoureux, Donne m'en un de tes plus amoureux : Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise. Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j'apaise, En t'en donnant dix autres doucereux. Ainsi, mêlant nos baisers...

Pour le retour du Soleil honorer - Louise Labé

Pour le retour du Soleil honorer, Le Zéphir l'air serein lui appareille, Et du sommeil l'eau et la terre éveille, Qui les gardait, l'une de murmurer En doux coulant, l'autre de se parer De mainte fleur de couleur nonpareille. Jà les oiseaux ès arbres font merveille,...

Claire Vénus, qui erres par les Cieux - Louise Labé

Claire Vénus, qui erres par les Cieux, Entends ma voix qui en plaints chantera, Tant que ta face au haut du Ciel luira, Son long travail et souci ennuyeux. Mon œil veillant s'attendrira bien mieux, Et plus de pleurs te voyant jettera. Mieux mon lit mol de larmes...

Prédit me fut que devait fermement - Louise Labé

Prédit me fut que devait fermement Un jour aimer celui dont la figure Me fut décrite ; et sans autre peinture Le reconnus quand vis premièrement. Puis le voyant aimer fatalement, Pitié je pris de sa triste aventure, Et tellement je forçai ma nature, Qu'autant que lui...

Depuis qu'Amour cruel empoisonna - Louise Labé

Depuis qu'Amour cruel empoisonna Premièrement de son feu ma poitrine, Toujours brûlai de sa fureur divine, Qui un seul jour mon cœur n'abandonna. Quelque travail, dont assez me donna, Quelque menace et prochaine ruine, Quelque penser de mort qui tout termine, De rien...

Quand j'aperçois ton blond chef, couronné - Louise Labé

Quand j'aperçois ton blond chef, couronné D'un laurier vert, faire un luth si bien plaindre Que tu pourrais à te suivre contraindre Arbres et rocs ; quand je te vois orné, Et, de vertus dix mille environné, Au chef d'honneur plus haut que nul atteindre, Et des plus...

Deux ou trois fois bienheureux le retour - Louise Labé

Deux ou trois fois bienheureux le retour De ce clair Astre, et plus heureux encore Ce que son œil de regarder honore. Que celle-là recevrait un bon jour, Qu'elle pourrait se vanter d'un bon tour, Qui baiserait le plus beau don de Flore, Le mieux sentant que jamais vit...