Les Plus Beaux Poèmes d'Amour d'Alphonse de Lamartine

Voici une petite sélection des plus beaux poèmes d'amour d'Alphonse de Lamartine. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner les poèmes les plus beaux et les plus connus en me basant sur mes préférences personnelles et leur présence dans plusieurs...

À une jeune fille poète - Alphonse de Lamartine

Quand, assise le soir au bord de ta fenêtre, Devant un coin du ciel qui brille entre les toits, L’aiguille matinale a fatigué tes doigts, Et que ton front comprime une âme qui veut naître. Ta main laisse échapper le lin brodé de fleurs Qui doit parer le front...

Adieux à la poésie - Alphonse de Lamartine

Il est une heure de silence Où la solitude est sans voix, Où tout dort, même l’espérance ; Où nul zéphyr ne se balance Sous l’ombre immobile des bois. Il est un âge où de la lyre L’âme aussi semble s’endormir, Où du poétique délire Le souffle harmonieux expire Dans le...

Cantique sur un rayon de soleil - Alphonse de Lamartine

Je suis seul dans la prairie Assis au bord du ruisseau ; Déjà la feuille flétrie, Qu’un flot paresseux charrie, Jaunit l’écume de l’eau. La respiration douce Des bois au milieu du jour Donne une lente secousse A la vague, au brin de mousse, Au feuillage d’alentour....

La Cloche du village - Alphonse de Lamartine

Oh ! quand cette humble cloche à la lente volée Épand comme un soupir sa voix sur la vallée, Voix qu’arrête si près le bois ou le ravin ; Quand la main d’un enfant qui balance cette urne En verse à sons pieux dans la brise nocturne Ce que la terre a de divin ; Quand...

Le Maître que j’adore - Alphonse de Lamartine

Et j’ai dit mon cœur : que faire de la vie ? Irais-je encore, suivant ceux qui m’ont devancé Comme l’agneau qui passe où sa mère a passé Imiter des mortels : l’immortelle folie ? Le paresseux s’endort dans les bras de la faim ; Le laboureur conduit sa fertile charrue...

La providence à l'homme - Alphonse de Lamartine

Quoi ! le fils du néant a maudit l'existence ! Quoi ! tu peux m'accuser de mes propres bienfaits ! Tu peux fermer tes yeux à la magnificence Des dons que je t'ai faits ! Tu n'étais pas encor, créature insensée, Déjà de ton bonheur j'enfantais le dessein ; Déjà, comme...

Ode - Alphonse de Lamartine

Peuple ! des crimes de tes pères Le Ciel punissant tes enfants, De châtiments héréditaires Accablera leurs descendants ! Jusqu'à ce qu'une main propice Relève l'auguste édifice Par qui la terre touche aux cieux, Et que le zèle et la prière Dissipent l'indigne...

Ode sur la naissance du Duc de Bordeaux - Alphonse de Lamartine

Versez du sang ! frappez encore ! Plus vous retranchez ses rameaux, Plus le tronc sacré voit éclore Ses rejetons toujours nouveaux ! Est-ce un dieu qui trompe le crime ? Toujours d'une auguste victime Le sang est fertile en vengeur ! Toujours échappé d'Athalie Quelque...

La Foi - Alphonse de Lamartine

O néant ! ô seul Dieu que je puisse comprendre ! Silencieux abîme où je vais redescendre, Pourquoi laissas-tu l'homme échapper de ta main ? De quel sommeil profond je dormais dans ton sein ! Dans l'éternel oubli j'y dormirais encore ; Mes yeux n'auraient pas vu ce...

Jehova ou l'idée de dieu - Alphonse de Lamartine

Sinaï ! Sinaï ! quelle nuit sur ta cime ! Quels éclairs, sur tes flancs, éblouissent les yeux ! Les noires vapeurs de l'abîme Roulent en plis sanglants leurs vagues dans tes cieux ! La nue enflammée Où ton front se perd Vomit la fumée Comme un chaume verd ; Le ciel...

La liberté, ou une nuit à Rome - Alphonse de Lamartine

Comme l'astre adouci de l'antique Élysée, Sur les murs dentelés du sacré Colysée, L'astre des nuits, perçant des nuages épars, Laisse dormir en paix ses longs et doux regards, Le rayon qui blanchit ses vastes flancs de pierre, En glissant à travers les pans flottants...

Aux chrétiens dans les temps d'épreuves - Alphonse de Lamartine

Pourquoi vous troublez-vous, enfants de l'Évangile ? À quoi sert dans les cieux ton tonnerre inutile, Disent-ils au Seigneur, quand ton Christ insulté, Comme au jour où sa mort fit trembler les collines, Un roseau dans les mains et le front ceint d'épines, Au siècle...

Éternité de la nature, brièveté de l'homme - Alphonse de Lamartine

Roulez dans vos sentiers de flamme, Astres, rois de l'1immensité ! Insultez, écrasez mon âme Par votre presque éternité ! Et vous, comètes vagabondes, Du divin océan des mondes Débordement prodigieux, Sortez des limites tracées, Et révélez d'autres pensées De celui...

Pensée des morts - Alphonse de Lamartine

Voilà les feuilles sans sève Qui tombent sur le gazon, Voilà le vent qui s'élève Et gémit dans le vallon, Voilà l'errante hirondelle. Qui rase du bout de l'aile : L'eau dormante des marais, Voilà l'enfant des chaumières Qui glane sur les bruyères Le bois tombé des...

L'infini dans les cieux - Alphonse de Lamartine

C'est une nuit d'été ; nuit dont les vastes ailes Font jaillir dans l'azur des milliers d'étincelles ; Qui, ravivant le ciel comme un miroir terni, Permet à l'œil charmé d'en sonder l'infini ; Nuit où le firmament, dépouillé de nuages, De ce livre de feu rouvre toutes...

Le chêne - suite de Jehova - Alphonse de Lamartine

Voilà ce chêne solitaire Dont le rocher s'est couronné, Parlez à ce tronc séculaire, Demandez comment il est né. Un gland tombe de l'arbre et roule sur la terre, L'aigle à la serre vide, en quittant les vallons, S'en saisit en jouant et l'emporte à son aire Pour...

L'idée de Dieu - suite de Jehova - Alphonse de Lamartine

Heureux l'œil éclairé de ce jour sans nuage Qui partout ici-bas le contemple et le lit ! Heureux le cœur épris de cette grande image, Toujours vide et trompé si Dieu ne le remplit ! Ah ! pour celui-là seul la nature est son ombre ! En vain le temps se voile et...

L'humanité - suite de Jehova - Alphonse de Lamartine

A de plus hauts degrés de l'échelle de l'être En traits plus éclatants Jehova va paraître, La nuit qui le voilait ici s'évanouit ! Voyez aux purs rayons de l'amour qui va naître La vierge qui s'épanouit ! Elle n'éblouit pas encore L'œil fasciné qu'elle suspend, On...

Pourquoi mon âme est-elle triste ? - Alphonse de Lamartine

Pourquoi gémis-tu sans cesse, O mon âme ? réponds-moi ! D'où vient ce poids de tristesse Qui pèse aujourd'hui sur toi ? Au tombeau qui nous dévore, Pleurant, tu n'as pas encore Conduit tes derniers amis ! L'astre serein de ta vie S'élève encore ; et l'envie Cherche...