Le Meilleur Poème d'Arthur Rimbaud sur la Guerre

Voici une petite sélection des plus beaux poèmes sur la guerre d'Arthur Rimbaud. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner les poèmes les plus beaux et les plus connus en me basant sur mes préférences personnelles et leur présence dans plusieurs...

Le matin des étrennes - Arthur Rimbaud

Ah ! Quel beau matin, que ce matin des étrennes !Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennesDans quel songe étrange où l’on voyait joujoux,Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,Tourbillonner, danser une danse sonore,Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître...

Les Plus Beaux Poèmes d'Amour d'Arthur Rimbaud

Voici une petite sélection des plus beaux poèmes d'amour d'Arthur Rimbaud. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner les poèmes les plus beaux et les plus connus en me basant sur mes préférences personnelles et leur présence dans plusieurs anthologies...

Délires – II – Alchimie du verbe - Arthur Rimbaud

ALCHIMIE DU VERBE — À moi. L'histoire d'une de mes folies. Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne. J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors,...

Jadis, si je me souviens bien… - Arthur Rimbaud

« Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l'ai trouvée amère. — Et je l'ai injuriée. Je me suis armé contre la justice. Je me suis enfui. Ô...

L'éclair - Arthur Rimbaud

Le travail humain ! c'est l'explosion qui éclaire mon abîme de temps en temps. « Rien n'est vanité ; à la science, et en avant ! » crie l'Ecclésiaste moderne, c'est-à-dire Tout le monde. Et pourtant les cadavres des méchants et des fainéants tombent sur le cœur des...

L'impossible - Arthur Rimbaud

Ah ! cette vie de mon enfance, la grande route par tous les temps, sobre surnaturellement, plus désintéressé que le meilleur des mendiants, fier de n'avoir ni pays, ni amis, quelle sottise c'était. — Et je m'en aperçois seulement ! — J'ai eu raison de mépriser ces...

Matin - Arthur Rimbaud

N'eus-je pas une fois une jeunesse aimable, héroïque, fabuleuse, à écrire sur des feuilles d'or, — trop de chance ! Par quel crime, par quelle erreur, ai-je mérité ma faiblesse actuelle ? Vous qui prétendez que des bêtes poussent des sanglots de chagrin, que des...

Le rêve de Bismarck - Arthur Rimbaud

C'est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s'échappe un filet bleu. Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ;...

Ver erat - Arthur Rimbaud

Ver erat, et morbo Romae languebat inerti Orbilius : dira tacuerunt tela magistri Plagarumque sonus non iam veniebat ad aures Nec ferula assiduo cruciabat membra dolore. Arripui tempus : ridentia rura petiui Immemor : a studo moti curisque soluti Blanda fatigatam...

Vagabonds - Arthur Rimbaud

Pitoyable frère ! Que d'atroces veillées je lui dus ! « Je ne me saisissais pas fervemment de cette entreprise. Je m'étais joué de son infirmité. Par ma faute nous retournerions en exil, en esclavage. » Il me supposait un guignon et une innocence très bizarres, et il...

Veillées - Arthur Rimbaud

I C'est le repos éclairé, ni fièvre ni langueur, sur le lit ou sur le pré. C'est l'ami ni ardent ni faible. L'ami. C'est l'aimée ni tourmentante ni tourmentée. L'aimée. L'air et le monde point cherchés. La vie. — Était-ce donc ceci ? — Et le rêve fraîchit. II...

Vies - Arthur Rimbaud

I Ô les énormes avenues du pays saint, les terrasses du temple ! Qu'a-t-on fait du brahmane qui m'expliqua les Proverbes ? D'alors, de là-bas, je vois encore même les vieilles ! Je me souviens des heures d'argent et de soleil vers les fleuves, la main de la campagne...

Ville - Arthur Rimbaud

Je suis un éphémère et point trop mécontent citoyen d'une métropole crue moderne parce que tout goût connu a été éludé dans les ameublements et l'extérieur des maisons aussi bien que dans le plan de la ville. Ici vous ne signaleriez les traces d'aucun monument de...

Villes (Ce sont des villes !) - Arthur Rimbaud

Ce sont des villes ! C'est un peuple pour qui se sont montés ces Alleghanys et ces Libans de rêve ! Des chalets de cristal et de bois qui se meuvent sur des rails et des poulies invisibles. Les vieux cratères ceints de colosses et de palmiers de cuivre rugissent...

Villes (L'acropole officielle) - Arthur Rimbaud

L'acropole officielle outre les conceptions de la barbarie moderne les plus colossales. Impossible d'exprimer le jour mat produit par le ciel immuablement gris, l'éclat impérial des bâtisses, et la neige éternelle du sol. On a reproduit dans un goût d'énormité...

Ce qui retient Nina - Arthur Rimbaud

LUI Ta poitrine sur ma poitrine, Hein ? nous irions, Ayant de l'air plein la narine, Aux frais rayons Du bon matin bleu qui vous baigne Du vin de jour ? … Quand tout le bois frissonnant saigne Muet d'amour De chaque branche, gouttes vertes, Des bourgeons clairs, On...

Adieu - Arthur Rimbaud

L'automne déjà ! — Mais pourquoi regretter un éternel soleil, si nous sommes engagés à la découverte de la clarté divine, — loin des gens qui meurent sur les saisons. L'automne. Notre barque élevée dans les brumes immobiles tourne vers le port de la misère, la cité...

Délires – I – Vierge folle - Arthur Rimbaud

L'ÉPOUX INFERNAL Écoutons la confession d'un compagnon d'enfer : « Ô divin Époux, mon Seigneur, ne refusez pas la confession de la plus triste de vos servantes. Je suis perdue. Je suis soûle. Je suis impure. Quelle vie ! « Pardon, divin Seigneur, pardon ! Ah ! pardon...

Nocturne vulgaire - Arthur Rimbaud

Un souffle ouvre des brèches operadiques dans les cloisons, — brouille le pivotement des toits rongés, — disperse les limites des foyers, — éclipse les croisées. — Le long de la vigne, m'étant appuyé du pied à une gargouille, — je suis descendu dans ce carrosse dont...