Du vin et du haschich - Charles Baudelaire

Le vin I Un homme très-célèbre, qui était en même temps un grand sot, choses qui vont très-bien ensemble, à ce qu’il paraît, ainsi que j’aurai plus d’une fois sans doute le douloureux plaisir de le démontrer, a osé, dans un livre sur la Table, composé au double point...

Conclusion (des Paradis Artificiels) - Charles Baudelaire

Ces longues rĂŞveries, ces tableaux poĂ©tiques, malgrĂ© leur caractère symbolique gĂ©nĂ©ral, illustrent mieux, pour un lecteur intelligent, le caractère moral de notre auteur, que ne le feraient dĂ©sormais des anecdotes ou des notes biographiques. Dans la dernière...

Visions d’Oxford - Charles Baudelaire

I LE PALIMPSESTE « Qu’est-ce que le cerveau humain, sinon un palimpseste immense et naturel ? Mon cerveau est un palimpseste et le vĂ´tre aussi, lecteur. Des couches innombrables d’idĂ©es, d’images, de sentiments sont tombĂ©es successivement sur votre cerveau,...

Chagrins d'enfance - Charles Baudelaire

Lui et ses trois sœurs étaient fort jeunes quand leur père mourut, laissant à leur mère une abondante fortune, une véritable fortune de négociant anglais. Le luxe, le bien-être, la vie large et magnifique sont des conditions très-favorables au développement de la...

Le Génie enfant - Charles Baudelaire

Les Confessions datent de 1822, et les Suspiria, qui font leur suite et qui les complètent, ont Ă©tĂ© Ă©crits en 1845. Aussi le ton en est-il, sinon tout Ă  fait diffĂ©rent, du moins plus grave, plus triste, plus rĂ©signĂ©. En parcourant mainte et mainte fois...

Un faux dénouement - Charles Baudelaire

De Quincey a singulièrement Ă©courtĂ© la fin de son livre, tel du moins qu’il parut primitivement. Je me rappelle que la première fois que je le lus, il y a de cela bien des annĂ©es (et je ne connaissais pas la deuxième partie, Suspiria de profundis, qui d’ailleurs...

Tortures de l'opium - Charles Baudelaire

C'est en 1804 qu’il a fait, pour la première fois, connaissance avec l’opium. Huit années se sont écoulées, heureuses et ennoblies par l’étude. Nous sommes maintenant en 1812. Loin, bien loin d’Oxford, à une distance de deux cent cinquante milles, enfermé dans une...

Voluptés de l'opium - Charles Baudelaire

Ainsi que je l’ai dit au commencement, ce fut le besoin d’alléger les douleurs d’une organisation débilitée par ces déplorables aventures de jeunesse, qui engendra chez l’auteur de ces mémoires l’usage fréquent d’abord, ensuite quotidien, de l’opium. Que l’envie...

Confessions préliminaires - Charles Baudelaire

Non, ce ne fut pas pour la recherche d’une volupté coupable et paresseuse qu’il commença à user de l’opium, mais simplement pour adoucir les tortures d’estomac nées d’une habitude cruelle de la faim. Ces angoisses de la famine datent de sa première jeunesse, et c’est...

Précautions oratoires - Charles Baudelaire

« Ă” juste, subtil et puissant opium ! Toi qui, au cĹ“ur du pauvre comme du riche, pour les blessures qui ne se cicatriseront jamais et pour les angoisses qui induisent l’esprit en rĂ©bellion, apportes un baume adoucissant ; Ă©loquent opium ! toi qui,...

Morale - Charles Baudelaire

Mais le lendemain ! le terrible lendemain ! tous les organes relâchĂ©s, fatiguĂ©s, les nerfs dĂ©tendus, les titillantes envies de pleurer, l’impossibilitĂ© de s’appliquer Ă  un travail suivi, vous enseignent cruellement que vous avez jouĂ© un jeu dĂ©fendu. La...

L’Homme-Dieu - Charles Baudelaire

Il est temps de laisser de cĂ´tĂ© toute cette jonglerie et ces grandes marionnettes, nĂ©es de la fumĂ©e des cerveaux enfantins. N’avons-nous pas Ă  parler de choses plus graves : des modifications des sentiments humains, et, en un mot, de la morale du...

Le Théâtre de Séraphin - Charles Baudelaire

Qu’éprouve-t-on ? que voit-on ? des choses merveilleuses, n’est-ce pas ? des spectacles extraordinaires ? Est-ce bien beau ? et bien terrible ? et bien dangereux ? — Telles sont les questions ordinaires qu’adressent, avec une...

Qu'est-ce que le haschich ? - Charles Baudelaire

Les récits de Marco Polo, dont on s’est à tort moqué, comme de quelques autres voyageurs anciens, ont été vérifiés par les savants et méritent notre créance. Je ne raconterai pas après lui comment le Vieux de la Montagne enfermait, après les avoir enivrés de haschisch...

Le Goût de l'Infini - Charles Baudelaire

Ceux qui savent s’observer eux-mêmes et qui gardent la mémoire de leurs impressions, ceux-là qui ont su, comme Hoffmann, construire leur baromètre spirituel, ont eu parfois à noter, dans l’observatoire de leur pensée, de belles saisons, d’heureuses journées, de...

Ă€ J. G. F. - Charles Baudelaire

Ma chère amie, Le bon sens nous dit que les choses de la terre n’existent que bien peu, et que la vraie rĂ©alitĂ© n’est que dans les rĂŞves. Pour digĂ©rer le bonheur naturel, comme l’artificiel, il faut d’abord avoir le courage de l’avaler ; et ceux qui mĂ©riteraient...

Tous les Recueils de Poésie de Charles Baudelaire

Bienvenue sur la page de Poetica Mundi consacrée aux recueils de poèmes de Charles Baudelaire. Vous y trouverez des liens vers le texte intégral de toutes ses œuvres. Charles Baudelaire est un poète français du XIXe siècle. Dans son style unique empruntant au...

Les Épaves de Charles Baudelaire : Texte Intégral

Charles Baudelaire n’a pas publié beaucoup de poèmes. Il a écrit de grands poèmes, mais pas en si grand nombre que certains de ses contemporains. C’était donc une erreur terrible d’en interdire certains lors de la publication des Fleurs du Mal, en 1857. Heureusement,...

Les Paradis Artificiels de Baudelaire : Texte Intégral

Qu’est-ce qui peut mieux reprĂ©senter Baudelaire, le poète maudit, l’auteur des Fleurs du Mal, le dandy rĂ©voltĂ©, le gĂ©nie torturĂ©, que Les Paradis Artificiels : son essai poĂ©tique sur la drogue et la poĂ©sie ? Ĺ’uvre complexe offrant une rĂ©flexion ouverte (et...

Les Bons Chiens - Charles Baudelaire

Je n’ai jamais rougi, mĂŞme devant les jeunes Ă©crivains de mon siècle, de mon admiration pour Buffon ; mais aujourd’hui ce n’est pas l’âme de ce peintre de la nature pompeuse que j’appellerai Ă  mon aide. Non. Bien plus volontiers je m’adresserais Ă  Sterne, et je...