Tirade des non merci - Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand

Et que faudrait-il faire ?Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,Et comme un lierre obscur qui circonvient un troncEt s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?Non, merci ! Dédier, comme tous ils le...

Les Plus Beaux Poèmes d'Edmond Rostand

Si vous souhaitez lire ou relire les poèmes les plus célèbres et les plus beaux d'Edmond Rostand, vous êtes au bon endroit. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner des poèmes incontournables de ce poète en me basant sur mes préférences personnelles...

Tirade des nez - Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand

Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme… En variant le ton, — par exemple, tenez : Agressif : « Moi, monsieur, si j'avais un tel nez, Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! » Amical : « Mais il...

Hymne au soleil - Edmond Rostand

Je t'adore, Soleil ! ô toi dont la lumière, Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel, Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière, Se divise et demeure entière Ainsi que l'amour maternel ! Je te chante, et tu peux m'accepter pour ton prêtre, Toi qui viens...

Le Petit Chat - Edmond Rostand

C'est un petit chat noir effronté comme un page, Je le laisse jouer sur ma table souvent. Quelquefois il s'assied sans faire de tapage, On dirait un joli presse-papier vivant. Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ; Longtemps, il reste là, noir sur un...

Les nénuphars - Edmond Rostand

L'étang dont le soleil chauffe la somnolence Est fleuri, ce matin, de beaux nénuphars blancs ; Les uns, sortis de l'eau, se dressent tout tremblants, Et dans l'air parfumé leur tige se balance. D'autres n'ont encor pu fièrement émerger : Mais leur fleur vient sourire...

Les Rois Mages - Edmond Rostand

Ils perdirent l'étoile, un soir ; pourquoi perd-on L'étoile ? Pour l'avoir parfois trop regardée, Les deux rois blancs, étant des savants de Chaldée, Tracèrent sur le sol des cercles au bâton. Ils firent des calculs, grattèrent leur menton, Mais l'étoile avait fui,...

Souvenir vague ou les parenthèses - Edmond Rostand

Nous étions, ce soir-là, sous un chêne superbe (Un chêne qui n'était peut-être qu'un tilleul) Et j'avais, pour me mettre à vos genoux dans l'herbe, Laissé mon rocking-chair se balancer tout seul. Blonde comme on ne l'est que dans les magazines Vous imprimiez au vôtre...