Le Plus Beau Poème de Félix Arvers

Voici le meilleur de la poésie de Félix Arvers. L’amour caché (Un secret) - Félix Arvers Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,Un amour éternel en un moment conçu :Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su. Hélas !...

Lorsqu'autrefois - Félix Arvers

Lorsqu'autrefois, au seuil des saintes basiliques, Des rois, couverts d'un sac, et baisant des reliques. Les reins ceints d'une corde, et les pieds tout meurtris, Venaient s'agenouiller repentants et contrits ; En expiation de quelques grands scandales Humiliaient...

La pauvreté - Félix Arvers

Hôtes de ce séjour d'angoisse et de souffrance, Où Satan sur le seuil a mis : Plus d'espérance ! Qui vous brisez le front contre ses murs de fer, Et vîntes échanger, dans cette fange immonde, La perpétuité des peines de ce monde Pour l'éternité de l'enfer ! Ô vous,...

La première passion - Félix Arvers

I « Minuit ! ma mère dort : je me suis relevée : Je craignais de laisser ma lettre inachevée ; J'ai voulu me hâter, car peut-être ma main Ne sera-t-elle plus assez forte demain ! Tu connais mon malheur ; je t'ai dit que mon père A voulu me dicter un choix, et qu'il...

La Saint-Barthélemy - Félix Arvers

I Les prêtres avaient dit : « En ce temps-là, mes frères, On a vu s'élever des docteurs téméraires, Des dogmes de la foi censeurs audacieux : Au fond du Saint des saints l'Arche s'est refermée, Et le puits de l'abîme a vomi la fumée Qui devait obscurcir la lumière des...

La vengeance - Félix Arvers

Quand j'entrai dans la vie, au sortir de l'enfance, A cet âge innocent où l'homme sans défense, Inquiet, sans appui, cherche un guide indulgent, Et, demandant au ciel un ami qui l'entende. Sent qu'il a si besoin d'une main qu'on lui tende Et d'un regard encourageant ;...

La vie - Félix Arvers

Amis, accueillez-moi, j'arrive dans la vie. Dépensons l'existence au gré de notre envie : Vivre, c'est être libre, et pouvoir à loisir Abandonner son âme à l'attrait du plaisir ; C'est chanter, s'enivrer des cieux, des bois, de l'onde, Ou, parmi les tilleuls, suivre...

Le poète - Félix Arvers

Qui peut empêcher l'hirondelle, Quand vient la saison des frimas, D'aller chercher à tire d'aile D'autres cieux et d'autres climats ? Qui peut, lorsque l'heure est venue, Empêcher au sein de la nue — Le jour éteint de s'arrêter Sur les derniers monts qu'il colore ?...

L'immortalité - Félix Arvers

La mort vient dégager de la vile matière Notre esprit, souffle de la pur divinité, Et l'ombre des tombeaux nous cache une lumière Dont nos yeux ne pourraient soutenir la clarté. La mort vient délivrer notre âme prisonnière Et lui faire connaître enfin la liberté, Nous...

Bury - Félix Arvers

I Lorsque le jeune Edgard, après bien des années, Au seuil de son château s'en vint heurter un soir, Traversa lentement les cours abandonnées, Et près du vieux foyer voulut enfin s'asseoir, Il vit avec douleur au manoir de ses pères Les créneaux sans soldats et les...

Déclaration - Félix Arvers

Jeune femme aux yeux noirs, étourdie, inconstante, Entre mille pensers indécise et flottante, Qui veut et ne veut pas, et bientôt ne sait plus Où prendre ni fixer, tes voeux irrésolus, Qui n'aime point le mal et pourtant ne peut faire Un seul pas vers le bien que ton...

Examen de conscience - Félix Arvers

Frères, je me confesse, et vais vous confier Mon sort, pour vous instruire et vous édifier. Un jour, je me sentis le désir de connaître Ce qu'enfermait en soi le secret de mon être, Ignorant jusque-là, je brûlai de savoir ; J'examinai mon âme et j'eus peur à la voir....

Fête du Peuple - Félix Arvers

Quel trouble inattendu semble agiter les âmes ? Pourquoi ces cris ? pourquoi tous ces apprêts nouveaux ? Pourquoi ces artisans, ces enfants et ces femmes Ont-ils déserté leurs travaux ? Un désir inquiet se peint sur leur visage ; Est-ce un espoir ? Est-ce un présage ?...

La femme adultère - Félix Arvers

Écoutez ce que c'est que la femme adultère. Sa joie est un tourment, sa douleur un mystère : Dans son cœur dégradé que le crime avilit Un autre a pris la place à l'époux réservée ; D'impures voluptés elle s'est abreuvée ; Un autre est venu dans son lit. Dévorée au...

À Charles X - Félix Arvers

Triste et soudain fracas d'un trône héréditaire, Profond enseignement aux puissants de la terre, Qui vous eût pu prévoir, et dire : Dans trois jours, Cette tige de rois par les siècles blanchie Et ce vaste pouvoir et cette monarchie Auront fui sans espoir et croulé...

À Gianetta - Félix Arvers

Près des ruisseaux, près des cascades, Dans les champs d'oliviers fleuris, Sur les rochers, sous les arcades Dont le temps sape les débris, Sous les murs du vieux monastère. Dans le bois qu'aime le mystère, Sous l'ombre du pin solitaire, Sous le platane aux frais...

À Madame ... - Félix Arvers

Madame, croyez-moi ; bien qu'une autre patrie Vous ait ravie à ceux qui vous ont tant chérie, Allez, consolez-vous, ne pleurez point ainsi ; Votre corps est là-bas, mais votre âme est ici : C'est la moindre moitié que l'exil nous a prise ; La tige s'est rompue au...

À Victor Hugo - Félix Arvers

D'illusions fantastiques Quel doux esprit t'a bercé ? Qui t'a dit ces airs antiques, Ces contes du temps passé ? Que j'aime quand tu nous chantes Ces complaintes si touchantes, Ces cantiques de la foi, Que m'avait chantés mon père, Et que chanteront, j'espère, Ceux...

À Alfred de Musset - Félix Arvers

Oh ! redis-les encor ces paroles dorées ; Rends-nous ces flots si purs qui s’épanchaient sur nous, Rends-nous l’écho lointain de ces hymnes sacrées Que le chrétien ne doit entendre qu’à genoux. Hélas ! qui t’a si jeune enseigné ces mystères Et toutes ces douleurs du...

A Alfred Tattet - Félix Arvers

Alfred, j’ai vu des jours où nous vivions en frères, Servant les mêmes dieux aux autels littéraires : Le ciel n’avait formé qu’une âme pour deux corps ; Beaux jours d’épanchement, d’amour et d’harmonie, Où ma voix à la tienne incessamment unie Allait se perdre au ciel...

A mon ami … - Félix Arvers

Tu sais l’amour et son ivresse Tu sais l’amour et ses combats ; Tu sais une voix qui t’adresse Ces mots d’ineffable tendresse Qui ne se disent que tout bas. Sur un beau sein, ta bouche errante Enfin a pu se reposer, Et sur une lèvre mourante Sentir la douceur...

L'anniversaire - Félix Arvers

Oh ! qui me donnera d'aller dans vos prairies, Promener chaque jour mes tristes rêveries, Rivages fortunés où parmi les roseaux L'Yonne tortueuse égare au loin ses eaux ! Oui, je veux vous revoir, poétiques ombrages, Bords heureux, à jamais ignorés des orages,...

La ressemblance - Félix Arvers

Sur tes riches tapis, sur ton divan qui laisse Au milieu des parfums respirer la mollesse, En ce voluptueux séjour, Où loin de tous les yeux, loin des bruits de la terre, Les voiles enlacés semblent, pour un mystère, Eteindre les rayons du jour, Ne t'enorgueillis pas,...

La villégiature - Félix Arvers

J'ai souvent comparé la villégiature Aux phases d'un voyage entrepris en commun Avec des étrangers de diverse nature Dont on n'a de ses jours vu ni connu pas un. Au début de la route, en montant en voiture, On s'observe : - l'un l'autre on se trouve importun ;...

Ospitalita - Félix Arvers

Dans des vers immortels que vous savez sans doute, Dante acceptant d'un prince et le toit et l'appui, Des chagrins de l'exil abreuvé goutte à goutte, Nous a montré son cœur tout plein d'un sombre ennui ; Et combien est amer, pour celui qui le goûte, Le pain de...

Sonnet à mon ami R... - Félix Arvers

J'avais toujours rêvé le bonheur en ménage, Comme un port où le cœur, trop longtemps agité, Vient trouver, à la fin d'un long pèlerinage, Un dernier jour de calme et de sérénité. Une femme modeste, à peu près de mon âge Et deux petits enfants jouant à son côté ; Un...