Les Plus Beaux Poèmes d'Amour de Germain Nouveau

Voici une petite sélection des plus beaux poèmes d'amour de Germain Nouveau. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner les poèmes les plus beaux et les plus connus en me basant sur mes préférences personnelles et leur présence dans plusieurs...

J'entrais chez le marchand - Germain Nouveau

J'entrais chez le marchand de meubles, et là, triste, (Savez-vous la chanson du petit Ébéniste  ?) j'allais, lui choisissant une chose à ses goûts, C'est vers toi que je vins, Canapé-Lit-Leroux. J'observai le ressort, me disant que cet homme Fit une chose utile, étant...

Je courais la Russie - Germain Nouveau

Je courais la Russie… — Oui, Monsieur, me dit-elle, Jaune et pâle, avec ça toute argot et dentelle  ; Un breva dans ses doigts enfume un diamant. Elle reprit  : Eh bien, foi de femme qui ment, Quoi  ! je trouve, un matin que j'étais seule au monde, Un cigare d'un...

Octobre, vers le vieux château - Germain Nouveau

Octobre, vers le vieux château, dont le portail Pleure et rit quelque part dans Ponson du Terrail, Guide cet excellent notaire de campagne Que vous avez connu, décent et noir, la cagne Aux genoux, mais qui, doux disciple de Rousseau, Fait ce voyage à pied, malgré la...

On m'a mis au collège - Germain Nouveau

On m'a mis au collège (oh  ! les parents, c'est lâche  !) En province, dans la vieille ville de H… J'ai quinze ans, et l'ennui du latin pluvieux  ! Je vis, fumant d'affreux cigares dans les lieux  ; Et je réponds, quand on me prive de sortie  : «  Chouette alors  !  ...

On s'aimait - Germain Nouveau

On s'aimait, comme dans les romans sans nuage, A Bobino, du temps de «  Plaisirs au Village  » . Orphée alors chantait des blagues sur son luth  ; C'était l'époque où Chose inventait le mot  : «  Zut  !   » Où les lundis étaient tués par Sainte-Beuve. Les Parnassiens...

Promenade automnale - Germain Nouveau

Lorsque j'ai travaillé, pensif, sur mon pupitre Tout le jour, sans voir même éclater à la vitre Le rayon tiède et clair du soleil automnal, Je m'arrache parfois à mon logis banal Et, tout entier au rêve ardent qui m'accompagne, Je m'en vais lentement le soir vers la...

Fin d'automne - Germain Nouveau

C'est le soir au jardin du Luxembourg ; les portes Vont se fermer ; le jour qui meurt à l'horizon Semble un dernier adieu de la douce saison ; Le pied foule un tapis mourant de feuilles mortes. La nuit lente descend ; on entend s'apaiser Des passants attardés les pas...

Musulmanes - Germain Nouveau

À Camille de Sainte-Croix. Vous cachez vos cheveux, la toison impudique, Vous cachez vos sourcils, ces moustaches des yeux, Et vous cachez vos yeux, ces globes soucieux, Miroirs plein d'ombre où reste une image sadique ; L'oreille ourlée ainsi qu'un gouffre, la...

Set Ohaëdat - Germain Nouveau

Je vous fus présenté Madame, dans la salle De marbre frais et sombre où vous passiez les jours Au bruit de ces jets d'eau monotones des cours Damasquinés  ; l'or blanc cerclait votre bras pâle. Assise à terre, à la manière orientale, Vous écoutiez ceux qui distillent...

Smala - Germain Nouveau

Le soleil verse aux toits des chambres mal fermées Ses urnes enflammées ; En attendant le kief, toutes sont là, pâmées, Sur les divans brodés de chimères armées ; Annès, Nazlès, Assims, Bourbaras, Zalimées, En lin blanc, la prunelle et la joue allumées Par le fard,...

C'est à la femme à barbe - Germain Nouveau

C'est à la femme à barbe, hélas  ! qu'il est allé, Le cœur de ce garçon, coiffeur inconsolé. Pour elle il se ruine en savon de Thridace. Ce lait d'Hébé (que veut-on donc que ça lui fasse  ?) Ce vinaigre qu'un sieur Bully vend, l'eau (pardon  !) De Botot (exiger le...

Cheminant Rue aux Ours - Germain Nouveau

Cheminant Rue aux Ours, un soir que dans la neige S'effeuillait ma semelle en galette  : — Oh  ! que n'ai-je, Me dis-je, l'habit bleu barbeau, les boutons d'or, La culotte nankin, et le gilet encor, Le beau gilet à fleurs où se fane la gloire D'une famille, et, bien...

Épitaphe - Germain Nouveau

De l’égoïsme froid de ce siècle mortel, Seul, sans larmes de femme et sans bruit de prière, Sans une main d’ami pour clore sa paupière, De La Billette est mort dans sa chambre d’hôtel. Pour lui l’on n’encadra de noir aucun cartel ; Personne n’a suivi son corps au...

La fête chez Toto - Germain Nouveau

A la fête qu'après-demain je donnerai, Il y aura beaucoup de monde. Toi, curé, J'exige que l'on vienne et le diable ait ton âme ! S'il y aura des gens de l'Olympe ? Oui, madame, Quant à vous, je ne vous invite pas, Zari. On entrera, dès que le maître aura souri, A...

Les Plus Beaux Poèmes de Germain Nouveau

Si vous souhaitez lire ou relire les poèmes les plus célèbres et les plus beaux de Germain Nouveau, vous êtes au bon endroit. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner des poèmes incontournables de ce poète en me basant sur mes préférences personnelles...

Muses, souvenez-vous - Germain Nouveau

Dixain. Muses, souvenez-vous du guerrier, — de l'ancien Qui ne fut général ni polytechnicien, Mais qui charma dix ans les mânes du grand Hômme ! Cet invalide était la gaîté de son dôme. Mon cœur est plein du bruit de sa jambe de bois. Pauvre vieux ! j'ai rêvé de vous...

Pauvreté - Germain Nouveau

Qui donc fera fleurir toute la pauvreté ? Quand Jésus a quitté le ciel, il l'a quitté Pour une étable ; il est charpentier, il travaille ; Né sur l'or, mais sur l'or mystique de la paille, Entre l'âne et bœuf, l'ignorance et l'erreur, Lui qui pouvait choisir un...

Sphinx - Germain Nouveau

Toutes les femmes sont des fêtes, Toutes les femmes sont parfaites, Et dignes d'adoration, Sous les fichus ou sous les mantes Toutes les femmes sont charmantes, Oui, toutes, sans exception ; Toutes les femmes sont des Belles Sous les chapeaux ou les ombrelles Et sous...

Tartarin - Germain Nouveau

De Marseille, moi ? de Marseille ? Tu veux que j'en sois, c'est trop fort ! M'entends-tu dire qu'il « soleille » ? Je ne suis pas né dans le Nord, Je dois en convenir sans honte ; Mais on peut venir du Midi, En chair, en os, et même... en fonte, Sans sortir de...