Les deux sœurs - Guillaume Colletet

De ces deux jeunes sœurs je possède l'aînée, Sa beauté claire brune a tout ce que je veux, Mais comme son amour m'engage dans ses nœuds Mon amour la ravit et la tient enchaînée. Sa cadette pourtant me semble si bien née, Sa bonté naturelle est si douce à mes vœux, Ses...

De ces deux jeunes sœurs je possède l'aînée - Guillaume Colletet

De ces deux jeunes sœurs je possède l'aînée, Sa beauté claire brune a tout ce que je veux, Mais comme son amour m'engage dans ses nœuds, Mon amour la ravit et la tient enchaînée. Sa cadette pourtant me semble si bien née, Sa bonté naturelle est si douce à mes vœux,...

La force du temps et de l'amour - Guillaume Colletet

Le temps, maître de tout, ternit ce paysage, Que Flore embellissait des marques de ses pas ; Et montrant des défauts, où l'on vit des appas, Il fait un triste lieu de ce plaisant bocage. Il réduit une ville en un désert sauvage, Il met comme il lui plaît les empires à...

La nuit et le jour - Guillaume Colletet

Claudine, absent de toi, je t'aperçois en songe, Ton image éclatante erre devant mes yeux ; Ainsi je vois de nuit la lumière des cieux, Ou je flatte mes sens d'un si plaisant mensonge. Mais, ô fureur d'amour qui me pique et me ronge ! Lorsque je vois sans toi le...

Les beautés empruntées - Guillaume Colletet

Vous devez les appas qui vous rendent si belle Aux puissantes faveurs de Nature et des Dieux ; Vous devez au Soleil la splendeur de vos yeux, Et votre teint de rose à la rose nouvelle. Vous devez à Junon votre grâce immortelle, Vos belles mains d'albâtre à l'Aurore...

Les Muses bernées - Guillaume Colletet

Qu'il faut avoir l'esprit bizarre et de travers Pour suivre avec ardeur les Muses à la trace ! Les gueuses qu'elles sont mettent à la besace Ceux à qui leurs secrets ont été découverts. Depuis que j'ai trouvé la source des beaux vers La fortune me fuit, le malheur...

Plainte poétique - Guillaume Colletet

Ferais-je encor des vers ? Ami, j'en ai tant fait ! Plus j'enrichis ma langue, et moins je deviens riche, Mon esprit abondant laisse ma terre en friche, Et le vent de l'honneur n'emplit pas mon buffet. Un poète accompli n'est plus qu'un fou parfait, Dès qu'il prodigue...