Les Plus Beaux Poèmes d'Amour de René-François Sully Prudhomme

Voici une petite sélection des plus beaux poèmes d'amour de René-François Sully Prudhomme. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner les poèmes les plus beaux et les plus connus en me basant sur mes préférences personnelles et leur présence dans...

Les solitudes - René-François Sully Prudhomme

C'est une grande allée à deux rangs de tilleuls. Les enfants, en plein jour, n'osent y marcher seuls, Tant elle est haute, large et sombre. Il y fait froid l'été presque autant que l'hiver ; On ne sait quel sommeil en appesantit l'air, Ni quel deuil en épaissit...

Le long du quai - René-François Sully Prudhomme

Le long des quais les grands vaisseaux, Que la houle incline en silence, Ne prennent pas garde aux berceaux Que la main des femmes balance. Mais viendra le jour des adieux ; Car il faut que les femmes pleurent Et que les hommes curieux Tentent les horizons qui...

Les Plus Beaux Poèmes de René-François Sully Prudhomme

Si vous souhaitez lire ou relire les poèmes les plus célèbres et les plus beaux de René-François Sully Prudhomme, vous êtes au bon endroit. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner des poèmes incontournables de ce poète en me basant sur mes...

La Mémoire - René-François Sully Prudhomme

I. Ô Mémoire, qui joins à l'heure La chaîne des temps révolus, Je t'admire, étrange demeure Des formes qui n'existent plus ! En vain tombèrent les grands hommes Aux fronts pensifs ou belliqueux : Ils se lèvent quand tu les nommes, Et nous conversons avec eux ; Et, si...

Le conscrit - René-François Sully Prudhomme

À la barrière de l'étoile, Un saltimbanque malfaisant Dressait dans sa baraque en toile Un chien de six mois fort plaisant. Ce caniche, qui faisait rire Le public au seuil rassemblé, Était en conscrit de l'empire Misérablement affublé. Coiffé d'un bonnet de police, Il...

Le peuple s'amuse - René-François Sully Prudhomme

Le poète naïf, qui pense avant d'écrire, S'étonne, en ce temps-ci, des choses qui font rire. Au théâtre parfois il se tourne, et, voyant La gaîté des badauds qui va se déployant, Pour un plat calembour, des loges au parterre, Il se sent tout à coup tellement solitaire...

Le rire - René-François Sully Prudhomme

Les bêtes, qui n'ont point de sublimes soucis, Marchent, dès leur naissance, en fronçant les sourcils, Et ce rigide pli, jusqu'à la dernière heure, Signe mystérieux de sagesse y demeure. Les énormes lions qui rôdent à grands pas, Libres et tout-puissants, ne se...

Les yeux - René-François Sully Prudhomme

Les yeux est un poème célèbre de René-François Sully Prudhomme paru dans le recueil Stances et poèmes (1865). Il se compose de cinq quatrains en octosyllabes aux rimes croisées. Le poète y fait un lien entre les yeux et la mort. La vie est brève et la mort est un...

La Vie intérieure - Le vase brisé - René-François Sully Prudhomme

Le Vase Brisé est un des plus beaux poèmes de Sully Prudhomme. Ce poème composé de cinq quatrains en octosyllabes aux rimes croisées est une métaphore du cœur brisé par un chagrin d'amour. Il a été publié dans son premier recueil Stances et Poèmes en 1865. À Albert...

L'inspiration - René-François Sully Prudhomme

Sonnet. Un oiseau solitaire aux bizarres couleurs Est venu se poser sur une enfant ; mais elle, Arrachant son plumage où le prisme étincelle, De toute sa parure elle fait des douleurs ; Et le duvet moelleux, plein d'intimes chaleurs, Épars, flotte au doux vent d'une...

L'une d'elles - René-François Sully Prudhomme

Les grands appartements qu'elle habite l'hiver Sont tièdes. Aux plafonds, légers comme l'éther, Planent d'amoureuses peintures. Nul bruit ; partout les voix, les pas sont assoupis Par la laine opulente et molle des tapis Et l'ample velours des tentures. Aux fenêtres,...

Ma fiancée - René-François Sully Prudhomme

L'épouse, la compagne à mon cœur destinée, Promise à mon jeune tourment, Je ne la connais pas, mais je sais qu'elle est née ; Elle respire en ce moment. Son âge et ses devoirs lui font la vie étroite ; Sa chambre est un frais petit coin ; Elle y prend sa leçon, bien...

Peur d'avare - René-François Sully Prudhomme

Soudain je t'ai si fort pressée Pour sentir ton cœur bien à moi, Que je t'en ai presque blessée, Et tu m'as demandé pourquoi. Un mot, un rien, m'a tout à l'heure Fait étreindre ainsi mon trésor, Comme, au moindre vent qui l'effleure, L'avare en hâte étreint son or ;...

Quand les heures pour vous - René-François Sully Prudhomme

Sonnet. Quand les heures pour vous prolongeant la sieste, Toutes, d'un vol égal et d'un front différent, Sur vos yeux demi-clos qu'elles vont effleurant, Bercent de leurs pieds frais l'oisiveté céleste, Elles marchent pour nous, et leur bande au pied leste, Dans le...

Sonnet - En ces temps où le corps - René-François Sully Prudhomme

En ces temps où le corps éclôt pour s'avilir, Où des races le sang fatigué dégénère, Tu nous épargneras, Suzanne, enfant prospère, De voir en toi la fleur du genre humain pâlir. Deux artistes puissants sont jaloux d'embellir En toi l'âme immortelle et l'argile...

Sur la mort - René-François Sully Prudhomme

I. On ne songe à la Mort que dans son voisinage : Au sépulcre éloquent d'un être qui m'est cher, J'ai, pour m'en pénétrer, fait un pèlerinage, Et je pèse aujourd'hui ma tristesse d'hier. Je veux, à mon retour de cette sombre place Où semblait m'envahir la funèbre...

Un rendez-vous - René-François Sully Prudhomme

Dans ce nid furtif où nous sommes, Ô ma chère âme, seuls tous deux, Qu'il est bon d'oublier les hommes, Si près d'eux ! Pour ralentir l'heure fuyante, Pour la goûter, il ne faut pas Une félicité bruyante ; Parlons bas. Craignons de la hâter d'un geste, D'un mot, d'un...

Un songe (II) - René-François Sully Prudhomme

À Jules Guiffrey. J'étais, j'entrais au tombeau Où mes aïeux rêvent ensemble. Ils ont dit : « La nuit lourde tremble ; Est-ce l'approche d'un flambeau, « Le signal de la nouvelle ère Qu'attend notre éternel ennui ? — Non, c'est l'enfant, a dit mon père : Je vous avais...

Vœu - René-François Sully Prudhomme

Quand je vois des vivants la multitude croître Sur ce globe mauvais de fléaux infesté, Parfois je m'abandonne à des pensers de cloître, Et j'ose prononcer un vœu de chasteté. Du plus aveugle instinct je me veux rendre maître, Hélas ! Non par vertu, mais par compassion...