Les Plus Beaux Poèmes d'Amour de Théophile Gautier

Voici une petite sélection des plus beaux poèmes d'amour de Théophile Gautier. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner les poèmes les plus beaux et les plus connus en me basant sur mes préférences personnelles et leur présence dans plusieurs...

Élégie : Ma charmante… - Théophile Gautier

J'ai peur que votre amour par le temps ne s'efface. RONSARD. Aimée, aimée, hélas ! que j'ai grand'peur Qu'un autre amour par cet amour pipeur N'aille gravant pendant ta longue absence Quelque autre amant dedans ta souvenance ! PONTUS DE TYARD, Erreurs amoureuses. Ma...

Élégie : Nuit et jour… - Théophile Gautier

Dame, d'amer déesse, Pour votre grâce avoir, Vous offre ma jeunesse, Mes biens et mon avoir. AL. CHARTIER. Nuit et jour, malgré moi, lorsque je suis loin d'elle, À ma pensée ardente un souvenir fidèle La ramène : — il me semble ouïr sa douce voix Comme le chant...

Frisson - Théophile Gautier

Chauffons-nous, chauffons-nous bien. BÉRANGER. Je déteste le monde et je vis dans mon cœur. ULRIC GUTTINGUER. Un brouillard épais noie L'horizon où tournoie Un nuage blafard, Et le soleil s'efface, Pâle comme la face D'une vieille sans fard ; La haute cheminée, Sombre...

La Tête de mort - Théophile Gautier

Ton test n'aura plus de peau, Et ton visage si beau N'aura veines ni artères, Tu n'auras plus que des dents Telles qu'on les voit dedans Les testes des cimetières. PIERRE RONSARD. La mort nous fait dormir une éternelle nuit. JOACHIM DU BELLAY. Personne ne voulait...

Le Bengali (à une jeune fille créole) - Théophile Gautier

Les bengalis dont le ramage est si doux. BERNARDIN DE SAINT-PIERRE. La France et ses printemps, ses hivers inconnus Où la bise gémit, où les arbres sont nus, Où l'on voit voltiger ces blancs flocons de neige Que je désirais voir, et la glace, — que sais-je ? Mlle. L....

Le Cavalier poursuivi - Théophile Gautier

Moi, poète, je vais du couchant à l'aurore. JULES DE SAINT-FÉLIX. Und hurré ! hurré ! hop hop hop ! BURGER. C'est un fort beau cheval : une large poitrine, Des jambes de gazelle, et dans chaque narine Une fauve lueur, La queue échevelée, une crinière folle Qui se...

Le Champ de bataille - Théophile Gautier

En icelle valée oyoit on grant sons de tabours, trompes et naquerres. MANDEVILLE. Or ilz sont mortz, Diex ayt leurs ames. Quant est des cors, ils sont pourryz. Le Grand Testament de Villon. De dars i ot grant lanceis Et de pierres grand jeteis Et de lances grand...

Le Retour - Théophile Gautier

Je m'en vais promener tantôt parmy la plaine, Tantôt en un village et tantôt en un bois, Et tantôt par les lieux solitaires et cois. PIERRE RONSARD. J'ai quitté pour un an la campagne : — le chaume Était jaune ; les champs n'avaient plus cet arome Que leur donnent en...

Paris - Théophile Gautier

Das drängt und stösst, das ruscht und klappert Das zischt und quirlt, das zieht und plappert ! Das leuchtet, sprüht und stinkt und brennt ! GOETHE, Faust. Dans la simplicité de mon cœur enfantin, L'œil fixé sur les cieux, j'enviais le destin De l'oiseau voyageur, du...

Quand à peine un nuage… - Théophile Gautier

Regarder les ondes de l'air Puis, admirant sur les sillons Les ailes des gais papillons De mille coulours parsemées, Les croire des fleurs animées. SAINT-AMAND. See ! moats and bridges wals and castles rid. CRABBE. Sonne, sonne, ami Dampierre. Ballade des chasseurs....

Vous ne connaissez pas les molles rêveries… - Théophile Gautier

La jeune fille rieuse. — VICTOR HUGO Vous ne connaissez pas les molles rêveries Où l'âme se complaît et s'arrête longtemps, De même que l'abeille, en un soir de printemps, Sur quelque bouton d'or, étoile des prairies ; Vous ne connaissez pas cet inquiet désir Qui fait...

Mille Chemins, un seul But - Théophile Gautier

Hôte pour quelques jours de votre beau domaine, Voyant le gai soleil qui dore le matin Et perce d'un rayon les feuilles de satin, Je descends dans le parc et tout seul m'y promène. On pense aller bien loin, mais tout sentier ramène, Quand il vous a montré le village...

Aux mânes de l'Empereur - Théophile Gautier

Quand sous l'arc triomphal où s'inscrivent nos gloires Passait le sombre char couronné de victoires Aux longues ailes d'or, Et qu'enfin Sainte-Hélène, après tant de souffrance, Délivrait la grande ombre et rendait à la France Son funèbre trésor, Un rêveur, un captif,...

Le Quinze Décembre - Théophile Gautier

Par l'ennui chassé de ma chambre, J'errais le long du boulevard : Il faisait un temps de décembre, Vend froid, fine pluie et brouillard ; Et là je vis, spectacle étrange, Échappés du sombre séjour, Sous la bruine et dans la fange, Passer des spectres en plein jour....

Jettatura - Théophile Gautier

C'est le soir, le couchant allumant ses fournaises Semble un fondeur penché qui ravive des braises ; Comme un bouclier d'or à la forge rougi, Par un brouillard sanglant le soleil élargi Plonge dans un amas de nuages étranges Qui font traîner sur l'eau la pourpre de...

L'Esclave - Théophile Gautier

Captive et peut-être oubliée, Je songe à mes jeunes amours, À mes beaux jours, Et par la fenêtre grillée Je regarde l'oiseau joyeux Fendant les cieux. Douce et pâle consolatrice, Espérance, rayon d'en haut, Dans mon cachot Fais-moi, sous ta clarté propice, À ton...

La Neige (Fantaisie d'hiver) - Théophile Gautier

La bruine toujours pleure Sur notre sol consterné ; Le soleil piteux demeure De brouillards enfariné. La neige, fourrure blanche, Ourle le rebord des toits ; Elle poudre chaque branche De la perruque des bois. Sous son linceul elle enferme Les plus lointains horizons...

Le 28 Juillet 1840 - Théophile Gautier

I Sous le regard de Dieu, ce témoin taciturne, Dix ans — déjà dix ans ! — ont renversé leur urne Dans ce tonneau sans fond qu'on nomme Éternité, Depuis que, délaissés dans leur tombe anonyme, A tous les carrefours, sous le pavé sublime, Gisent les saints martyrs morts...