À la révérende sœur Olier - William Chapman

Loin des enchantements du monde, loin du bruit, Vingt-cinq ans vous avez, comme la violette Exhalant son parfum dans la paix de la nuit, Embaumé de vertus votre calme retraite. Vingt-cinq ans vous avez, sourde aux cris triomphants Des heureux défilant sous votre...

Couchant - William Chapman

Derrière le coteau le soleil a sombré, Marquant l’horizon bleu d’un long sillage rose, Et le vieux laboureur, revenu de son pré, S’est assis, seul, devant sa porte, et s’y repose. Il s’y repose, en paix, tourné vers l’infini, Contemplant les splendeurs du firmament...

L’Approche du soir - William Chapman

Le soleil est tombé derrière la colline Que reflètent les eaux limpides du lac bleu. Le jour agonisant jette comme un adieu Quelques lambeaux de pourpre à l’onde cristalline. Des flots vers l’éther monte une brume opaline, Comme l’encens s’élève aux voûtes du saint...

Sur un tableau de Lauenstein - William Chapman

Au bord d’un lac doré par l’aube qui s’éveille, Où l’asphodèle embaume, où jase maint oiseau, Entre des oliviers dont le front s’ensoleille, Sous un abri de toile ombreux comme un berceau, La Vierge mère est là qui tourne son fuseau, Au bord d’un lac doré par l’aube...

À Madeleine - William Chapman

Or, pendant que Jésus soupait, à Béthanie, Entouré de fervents, chez Simon le lépreux, Madeleine franchit le seuil du malheureux, Et, souriant avec une grâce infinie Au Christ qui lui montrait de son regard les cieux, Elle baigna son front d’un parfum précieux. Cette...

Dans la forêt - William Chapman

À travers les fourrés de la forêt déserte Le clair soleil vernal glissant un chaud rayon, Depuis une heure, y teint d’or et de vermillon Un frais ruisseau d’argent ― frangé de mousse verte ― Qui fredonne et bénit sans doute en sa chanson Le clair soleil vernal...

L’Aurore - William Chapman

La nuit pâle s’enfuit ; l’étoile d’or s’éteint. Dans les joncs somnolents s’éveillent des bruits vagues. La mer blanchissante a des frou-frous de satin Sur les galets polis et clairs comme des bagues. Dans l’anse tout s’anime, hommes, bateaux et dragues. Sur la dune,...

Tristesse - William Chapman

Le gel a flétri les rameaux Des érables et des ormeaux De nos bocages. Un frisson de mort a passé. Et le vent fauve et courroucé Tord les branchages Au creux des sillons assoupis On ne voit plus tomber d’épis. Les nids sont vides ; Et les tyroliens ailés Quittent nos...

À Mademoiselle … - William Chapman

Enfant, as-tu trouvé de l’amertume au fond Du vase éblouissant qui te versait la vie, Que tu viens d’écarter tout à coup ton beau front De la foule où naguère on te voyait ravie ? Si jeune encore, as-tu déjà fait des ingrats ? As-tu vu s’envoler quelque illusion...

Décembre - William Chapman

Il neige incessamment, il neige jour et nuit. Le mont est blanc, le val est blanc, la plaine est blanche. Tout s’efface, tout sombre et tout s’évanouit Sous les flots de l’immense et muette avalanche. Il neige jour et nuit, il neige incessamment ; Le lourd linceul...

L’Heure de la prière - William Chapman

Le soleil a clos sa paupière À l’horizon tout frangé d’or. Déjà l’ombre crépusculaire Estompe le lac qui s’endort. Pas un lambeau de vent ne rase Le tapis transparent des eaux, Le flot indolent tout bas jase Avec le sable et les roseaux. Pas un cri ne rompt le silence...

Un duo - William Chapman

La nuit d’hiver déjà descend… La neige tombe fine et drue, Et sous ses flocons le passant Semble un spectre blanc dans la rue. Mais la bise se tait pourtant, Et, sous la lumière électrique, Dont le vif reflet miroitant Fait flamboyer les murs de brique, Une troupe...

À Miguel Zamacoïs - William Chapman

Souvent, lorsque la nuit de mai pâle et pensive Envahit les grands flots du Fleuve qui s’endort, Écartant de la main la branche ou l’ajonc d’or, Je vais, distrait, fouler le sable de la rive. Tour à tour l’œil au ciel et sur l’eau fugitive Qui reflète en son calme...

En mer - William Chapman

Depuis hier le vent du nord souffle en tempête : Sous son fouet glacial les flots tordent leur crête Et poussent, éperdus, d’horribles meuglements ; Partout, autour de nous, des abîmes fumants Se creusent, des sommets mouvants et blancs d’écume Se dressent à travers...

Mai - William Chapman

Sur le Fleuve ruisselle une lumière chaude, Et l’immuable azur sourit au flot mouvant. Le feuillage tressaille aux caresses du vent. Où le givre brillait rayonne l’émeraude. Le vallon redevient un coin du paradis. Tout scintille, tout chante et tout s’idéalise, Et le...

Un groupe - William Chapman

Un groupe de Bohémiens Vient de s’arrêter dans la rue… Ils voyagent avec leurs biens Traînés par un boiteux qui rue. Cheminant par monts et par vaux, Épris de la grande nature, Ils font le trafic des chevaux Et disent la bonne aventure. Ils ont fait halte, vers midi,...

À Oscar Martel - William Chapman

Quand l’archet palpitant fait ruisseler les sons Du stradivarius pressé sur ta poitrine, Il coule de ton bras comme une onde divine Qui jette dans les cœurs de sublimes frissons. Tour à tour sous tes doigts gazouillent les pinsons, Les épis des blés d’or, la source...

Février - William Chapman

Le soleil maintenant allonge son parcours ; L’aube plus tôt sourit aux bois impénétrables ; Mais l’air est toujours vif, l’autan rugit toujours Parmi les rameaux nus et glacés des érables. L’avalanche sans fin croule du ciel blafard ; Nos toits tremblent au choc...

Mars - William Chapman

L’interminable hiver tente un dernier effort, Pour enfouir la terre et refroidir l’espace : Sous le souffle effréné de l’ouragan du nord De plus en plus la neige en tourbillons s’entasse. Et cette blanche mer déferle dans le vent Par-dessus les taillis aux branches...

Un homme - William Chapman

Sur un marché rempli d’une rumeur de houle, En plein jour, sa lanterne allumée à la main, Et semblant à tâtons poursuivre son chemin, Diogène cherchait un homme dans la foule. Le philosophe grec, sorti de son tonneau, Qu’il aimait à l’égal d’un palais de carrare,...

À Philippe Hébert - William Chapman

Ainsi que le poète, ô sculpteur inspiré, Vous aimez errer seul au bord du flot qui tonne, A gravir les sommets dont la hauteur étonne, A suivre du regard le nuage doré. De rêves, comme lui, vous êtes enivré. Vous tenez à vos pieds le nimbe et la couronne, Et votre...

Il neige - William Chapman

C'est un après-midi du Nord. Le ciel est blanc et morne. Il neige ; Et l'arbre du chemin se tord Sous la rafale qui l'assiège. Depuis l'aurore, il neige à flots ; Tout s'efface sous la tourmente. A travers ses rauques sanglots Une cloche au loin se lamente. Le glas...

Nevermore - William Chapman

Nevermore! Ce mot, que Verlaine a tracé Au fronton d’un poème amoureux, plein de charmes, Où sa muse plaintive évoquait le passé, Ce mot exotique est comme mouillé de larmes, Nevermore! Jamais plus je n’irai bondir, Enfant échevelé, dans le pré qui verdoie ; Jamais...

Victus sed victor - William Chapman

Tout près d’ici, tout près du sol que nous foulons, Altier comme Québec debout sur sa falaise, Plein du feu des Klébers et des Timoléons, En voulant rallier ses fougueux bataillons, Montcalm tomba, frappé par une balle anglaise. Montcalm tomba, vaincu par le destin...

À un lauréat de l’Académie française - William Chapman

Tu voulais recueillir, comme en un reliquaire, Les noms des vétérans du groupe audacieux Qui s’obstine à lutter pour garder sous nos cieux Le verbe si fécond de la France, ta mère. Tu fis un livre aussi viril que gracieux, Une œuvre de justice, une œuvre salutaire. Et...

Juillet - William Chapman

Le soleil brûle au fond de l’immense ciel bleu. Pas un lambeau de vent ne traîne sur les ondes. La canicule étreint dans un cercle de feu Jusqu’aux sapins touffus des savanes profondes. Les ruisseaux ont cessé leurs chants dans les vallons ; Les coteaux sont jaunis,...

Notre Langue - William Chapman

Notre langue naquit aux lèvres des Gaulois. Ses mots sont caressants, ses règles sont sévères, Et, faite pour chanter les gloires d'autrefois, Elle a puisé son souffle aux refrains des trouvères. Elle a le charme exquis du timbre des Latins, Le séduisant brio du...

Vinum divinius - William Chapman

La jeune mère, avec son fils, sur le gazon Du parc vient de humer la brise printanière. Le soleil moribond de sa lueur dernière Empourpre vaguement le bord de l’horizon. À peine le baiser du vent met un frisson Dans les arbres mirant leurs fronts dans la rivière....

À un poète parisien - William Chapman

Dans l’arbre surplombant la cataracte blanche Dont les grondements sourds attristent les échos, Le chantre de l’été parfois le soir se penche Et mêle sa cantate aux mille bruits des flots. Ô merveille ! bientôt la limpide avalanche, Pour entendre monter dans l’air les...

Juin - William Chapman

Très tard le soleil sombre à l’horizon fumant, Qui garde dans la nuit ses luisantes traînées. Le fécond Prairial sous un clair firmament Prodigue la splendeur des plus longues journées. Une flamme de vie emplit l’immensité. Le bleu de l’eau miroite. Adieu la nostalgie...

Novembre - William Chapman

L’érable nu frissonne, et de jaunes débris Chaque sentier se couvre et chaque seuil s’encombre. La rafale à travers les branches a des cris Plaintifs comme le glas qui sanglote dans l’ombre. Les bruits assourdissants croissent sous les grands bois Agités et tordus...

À Mademoiselle C. P. - William Chapman

Comme l’oiseau frileux qui s’enfuit à l’automne, Vous nous avez quittés quand octobre est venu, Alors qu’à nos carreaux la bise monotone Pleurait en secouant les bras de l’arbre nu. Vous envoler, c’était faire envoler la joie Qu’en passant vous laissiez tomber sur...

Août - William Chapman

Le soleil est toujours brûlant ; et les blés d’or, Autour des seuils, au bord des eaux, le long des sentes, Au souffle assoupissant du fiévreux Thermidor Balancent tristement leurs ondes languissantes. Avec les blés les fruits, déjà mûrs, charment l’œil. L’ombreux...

La Mouette - William Chapman

De l’occident brumeux, subitement surgi, Le vent râle, le vent meugle, le vent mugit À travers l’infini de l’Océan qui bave Et roule autour de nous plus d’une sombre épave. Le vent pleure, le vent siffle, le vent rugit, Et sous ses lourds assauts le vaste flot, rougi...

Octobre - William Chapman

Le ciel est tout couvert de nuages marbrés. L’écho vibre au lointain comme un bronze d’alarmes. Chaque nuit le gel mord les rameaux diaprés, Et les feuilles des bois tombent comme des larmes. Il vente, il grêle, il pleut. Les lourds torrents gonflés Dans les vallons...

À M. le sénateur L.-J. Forget - William Chapman

Nous aimons exalter, nous exaltons souvent Les preux qui, tout sanglants, pleins d’ardeur obstinée, Auprès d’un fier drapeau gonflant ses plis au vent, Succombent au milieu d’une charge effrénée ; Mais toujours nous passons indifférents devant Ceux qui luttent sans...

Après l’hiver - William Chapman

Germinal a fondu la neige, les glaçons, Et, pour chasser autans, brouillards et feuilles sèches, Pour rendre à la forêt sa sève et ses chansons, Le soleil lancera demain toutes ses flèches ! Les grands bœufs amaigris ont déserté leurs crèches Pour paître en liberté...

La Première Neige - William Chapman

La première neige ! Elle tombe Du firmament couleur de plomb, Moite et froide comme la tombe, Blanchissant montagne et vallon Sous le souffle de l’aquilon. La première neige ! Elle tombe. Et sous ses épais tourbillons, Qui croissent et roulent sans trêve, Je vois...

Renouveau - William Chapman

Le doux printemps sourit à la terre charmée, Et mai fait reverdir les prés et les forêts ; Des souffles enivrants agitent la ramée ; Des nuages d’encens s’élèvent des guérets ; Et l’oiseau, sous le dais de la branche embaumée, Mêle sa voix aux chants des ruisseaux...

Au bord du golfe - William Chapman

À Percé. ― Le soleil est couché. Tout s’endort Sur la plage. La mer à peine se balance Autour du Roc géant où lentement commence De s’étendre la nuit pâle de Thermidor. Déjà les goélands ont ployé leur essor, Et le dernier pêcheur vient de rentrer dans l’Anse C’est...

La Toussaint - William Chapman

La Toussaint. Le jour froid et livide agonise. La pluie en lourds filets choit des cieux éplorés ; Et dans sa vieille tour la cloche de l’église Se lamente en de longs et sourds misérérés. Avec une clameur lugubre la mer brise ; De grands oiseaux plaintifs s’abattent...

Resurrexit - William Chapman

Resurrexit !... Un ange a renversé la pierre Qui recouvrait hier le tombeau du printemps. Floréal est vainqueur des glaces, des autans, Et son flamboîment fait clignoter la paupière. En larges nappes d’or s’épanche la lumière Sur nos bois que la neige a voilés si...

Au Curé Labelle - William Chapman

D’un amour infini vous brûlez pour l’Église, Par le flot du progrès vous êtes emporté ; En deux sublimes parts votre âme se divise : L’une appartient au Christ, l’autre à l’humanité. Emparons-nous du sol ! ― voilà votre devise, Et, le front rayonnant d’une mâle...

Le Défricheur - William Chapman

Issu des immortels pionniers d’autrefois, Robuste et courageux comme l’étaient ses pères, Qui bravaient l’Iroquois jusque dans ses repaires, Un jeune bûcheron s’enfonce sous les bois. Loin des toits orgueilleux et des pompeux pavois, Loin des bruits incessants des...

Septembre - William Chapman

Sur le chaume odorant des champs silencieux L’âpre paysan lie encore les javelles. Des torrents de rayons plus chauds tombent des cieux. Le Fleuve est caressé par des brises nouvelles. Le dais du firmament aussi paraît nouveau ; Et l’on dirait, tant l’air est limpide...

Au docteur J.-K. Foran - William Chapman

Barde, à ton large front rayonne la fierté Des têtes que le feu de l’idéal entoure, Et l’on sent tressaillir sur ton luth enchanté Le souffle d’Ossian et le rythme de Moore. Pour célébrer les champs, les bois, les vieux castels, Pour louer les héros dont on baise la...

Le Forgeron - William Chapman

Sous un abri grossier que le charbon enfume, Dans un recoin rougi d’une chaude lueur, La manche retroussée et le front en sueur, Le vaillant forgeron frappe sur son enclume. Comme le fer qu’il bat, solide est son grand cœur Que n’amollit jamais la peur ou l’amertume....

Sous la statue de Champlain - William Chapman

Quelques hommes sont nés pour un nouveau Sina, À d’immortels desseins Dieu les prédestina. Contre leur volonté tout obstacle se brise. Ils marquent leur chemin, d’un lumineux sillon, Et sur leur chef flamboie un lambeau du rayon Qui couronnait jadis la tête de Moïse....

Au fond du bois - William Chapman

Au fond du bois. Je rêve, assis, distrait, au bord D’un ruisselet, humant le capiteux arôme Qu’un souffle tropical promène sous le dôme Des vieux arbres pensifs et mornes du grand Nord. À travers les rameaux le soleil fane et mord Les mousses et les fleurs dont l’air...

Le Laboureur - William Chapman

Derrière deux grands bœufs ou deux lourds percherons L’homme marche courbé dans le pré solitaire, Ses poignets musculeux rivés aux mancherons De la charrue ouvrant le ventre de la terre. Au pied d’un coteau vert noyé dans les rayons, Les yeux toujours fixés sur la...

Spencer Wood - William Chapman

Voilé par un bosquet, loin de tout œil profane, C’est l’asile du rêve et du recueillement. Que le printemps éclose, ou que l’été se fane, Seul, par moments, le bruit du fleuve diaphane Rompt le calme embaumé de cet endroit charmant. Seuls, les oiseaux, cachés sous les...

À Alfred Brun - William Chapman

Tu n’as jamais sondé des yeux l’immensité De nos bois giboyeux, de nos fertiles plaines ; Notre fier Saint-Laurent n’a jamais reflété Ta voile dans les plis de son grand flot bleuté. Et tu t’épris pourtant des plages canadiennes. Tu chéris le passé qu’avec tant de...

Au révérend père C.-A. Poissant - William Chapman

Le sort vous a poussé hors du vallon natal, Et le vent de l’exil souffle dans votre voile ; Mais toujours devant vous, noble ami, luit l’étoile Qui montre le chemin aux chercheurs d’idéal. Vous êtes loin, bien loin ; mais toujours dans votre âme Survit le souvenir du...

Le Palais de glace - William Chapman

On a fait un palais avec des blocs de glace. Son portail est orné d’étranges frondaisons. Du sommet transparent de sa tour l’œil embrasse De séduisants aspects, d’immenses horizons. L’édifice a des tons d’agate ciselée. Il se rit des assauts que lui livre le vent ; Il...

Sur la plage - William Chapman

La tempête a fermé son aile furibonde, Qui tout à l’heure encor fouettait les matelots ; La rafale du large étouffe ses sanglots ; Mais la vague toujours déferle, écume et gronde. La nuit tombe. Vers l’est pâli l’étoile blonde S’allume comme un phare illuminant les...

À Jean Aicard - William Chapman

Sans avoir contemplé la plage où sont éclos Tes poèmes vibrants d’amour et d’espérance, Maître, depuis longtemps je connais la Provence, Sa Lyre aux larges vers, son Rhône aux larges flots. Ton cher pays me hante, et, malgré la distance, Je perçois le soleil qui dore...

Avril - William Chapman

Aux rayons rutilants d’Avril la neige fond, Chaque route s’effondre et tout sentier s’efface, Les vastes flots grondants du Fleuve écumeux font Voler en lourds éclats ses entraves de glace. Pas un nuage au ciel ! pas un souffle dans l’air ! Les baisers du soleil...

Les Rayons de novembre - William Chapman

De grands nuages gris estompent l’horizon ; Le soleil jette à peine un regard à la terre ; Les feuilles et les fleurs roulent sur le gazon, Et le torrent gonflé gronde comme un tonnerre. Adieu le soir serein ! adieu le matin clair ! Adieu le frais ombrage ! adieu les...

Sur les eaux - William Chapman

Sous le ciel printanier, où le soleil levant Commence de verser sa lueur incertaine, Le lac voisin, moiré par l’haleine du vent, Berce un léger esquif sur son azur mouvant, Embaumé des senteurs subtiles du troène, Sous le ciel printanier, où le soleil levant Commence...