L’humide éclat du lys, le blond duvet des pêches
Seraient moins doux pour moi, moins frais que ton baiser.
L’abeille du désir vole et veut se poser,
Veut se poser, ô fleur ! à tes lèvres si fraîches.

La rose ouvre son cœur à l’amoureuse mouche,
Et l’enivre de miel et la berce au zéphyr.
Quand pourrai-je, à mon tour, sur tes lèvres cueillir,
Miel divin, le baiser qui parfume ta bouche ?

Dans l’air plein de soleil entends-tu ces murmures ?
Que disent les oiseaux au dôme épais des bois ?
Ce que te dit mon cœur qui gémit dans ma voix :
J’ai faim de tes baisers et de tes lèvres mûres.


Auguste Lacaussade

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