Comme un navire en mer au fort de la tourmente,
Prêt à choquer les rocs par les vents agité,
Sitôt qu'un feu de joie a montré sa clarté,
L'air se tait, l'eau se calme, et l'orage s'absente,

La nef sans peur recourt sur sa première sente
Au rivage étranger qu'elle avait écarté,
Fait voile assurément, mire son nord quitté,
Et selon son dessein surgit au port contente,

Mon âme ainsi, battue et des vagues d'ennui
Et des rocs du malheur, périssait aujourd'hui
Au gouffre de ses maux, sans la faveur divine.

Ton œil, mon feu de joie, ô Dieu, m'a secouru,
Et ta main m'a d'enfer demi-mort recouru :
Ainsi vit qui en temps sent ta grâce bénigne.


André Mage de Fiefmelin

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