Des chiens veillants le long cry doloreux,
Le soing du guet, et la ferrée porte
La tour d’airein pouvoient rendre assez forte
Contre l’assault du nocturne amoureux.

Trop en etoit le sort avantureux
Mesm’ à celuy qui la vengence porte,
S’il ne se fust de sa divine sorte
Changé en or, ce metal malheureux.

C’est ce fier là, qui egale aux campaignes
Les durs sommez des plus haultes montaignes,
Plus foudroyant, que n’est le traict des cieulx.

Le fer, le feu, les grand’s citez fermées,
Les haultz ramparts, et les bandes armées
Donnent passage à l’or audacieux.

Joachim du Bellay

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