Le poète dort : l’oiseau chante.
Mais, près du poète endormi,
La voix de l’oiseau, plus touchante,
Garde quelque chose d’ami.

Le poète est mort : la fleur brille.
Mais, près du poète, la fleur,
Dans la goutte d’eau qui scintille
Garde quelque chose d’un pleur.

Le poète attend : l’aube veille,
Qui, du ciel penchant les sommets,
Lui porte, de sa main vermeille,
Le laurier qui ne meurt jamais !


Armand Silvestre

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