NUL ne sait s’amuser que les petites gens,
Dont le repos plus rare a la gaîté plus franche.
Je m’en vais aujourd’hui ― c’est l’été, c’est dimanche ! ―
Laisser mes prétendus plaisirs intelligents.

Ma mignonne, les nids vibrent de joyeux chants ;
Dans le ciel enivré la lumière s’épanche.
Je veux, par les blés verts, suivre ta robe blanche,
Et cueillir avec toi de gros bouquets des champs.

Car, toi, tu sors du peuple, et jadis, pauvre fille,
Cachant sous tes gants frais des piqûres d’aiguille,
Tu connus la valeur des dimanches d’été.

A toi seule je dois quelques heures fleuries.
En route, et plantons là mes vaines rêveries.
Le bon soleil et toi, voilà la vérité !


François Coppée

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème sélectionné au hasard.

Coloriages, Livres et Poésie à Imprimer. Tout est gratuit !

Utilisez les liens ci-dessous pour découvrir tous les produits gratuits que j'ai créés pour vous :

Merci de me permettre de vous offrir plus de 16000 poèmes, de la poésie sur YouTube et des activités de méditation créatrice !
Johann