Anne, par jeu, me jeta de la neige,
Que je cuidais froide certainement ;
Mais c’était feu; l’expérience en ai-je,
Car embrasé je fus soudainement.
Puisque le feu loge secrètement
Dedans la neige, où trouverai-je place
Pour n’ardre point ? Anne ta seule grâce
Éteindre peut le feu que je sens bien,
Non point par eau, par neige, ni par la glace,
Mais par sentir un feu pareil au mien.


Clément Marot

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