Éloignant vos beautés, je vous laisse en ma place
Mon cœur qui, comme moi, point ne vous laissera.
Plus tôt d'un trait doré Vénus vous blessera,
Plus tôt de vos rigueurs s'amollira la glace !

Ne vous attendez pas qu'aucun malheur le chasse,
Car, auprès de vos yeux, rien ne l'offensera,
Vu que, même en brûlant, assez fier il sera
Qu'autre feu que du ciel n'ait puni son audace.

Traitez-le bien ou mal, je n'en serai touché,
Car pour dire le vrai, c'est un cœur débauché,
Que le plaisir des sens journellement enivre.

Quand je veux l'étonner d'un mauvais traitement,
Il me répond, hélas trop véritablement !
Que quiconque vous laisse est indigne de vivre.


Philippe Desportes

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