Les pires maux sont ceux que l’on souffre en secret,
Comme en l’éloignement infini du silence ;
Parfois, entre les cœurs quelle longue distance,
Qu’un mot, ainsi qu’un grand coup d’aile, franchirait !

Laisse ta fausse honte et prends le chemin vrai :
Courageuse, que ta douleur enfin s’élance !
La route des aveux et de la confidence
Vers le soulagement certain te conduirait.

Mais tu ne veux jamais ce que je te propose !
Toujours le cœur fermé comme la lèvre close,
Et toujours ce regard que ton âme dément !

Aussi, parmi ceux-là que l’amitié console,
Que rapproche l’émoi d’une simple parole,
Seul, tu pleures muré dans ton isolement !


Albert Lozeau

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