Quand le triste Alcyon gémit,
Bercé par la vague dormante,
Sa voix glisse et tombe mourante
Sur le flot calme qui frémit.

Mais si le pauvre oiseau des mers,
Lorsque son chant plaintif expire,
Entend une voix qui soupire
Au loin répondre à ses concerts ;

Il suit sur le flot bleu qui dort
La voix qui pleure et le console,
Et pour elle au souffle qui vole
Il abandonne un doux accord.

Attentive à mes premiers chants,
Quand ta généreuse indulgence
A ma muse dans son enfance
Adresse des conseils touchants ;

Hélas ! pourquoi ne puis-je aussi,
Comme l'Alcyon qui soupire,
Tirer des cordes de ma lyre
De doux chants qui disent : « Merci ! »


Auguste Lacaussade

Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.