Jadis, lorsque, dans un voyage,
Le Roi de Perse rencontrait
Un cèdre énorme au noir feuillage,
Aïeul de toute une forêt,
Par son orfèvre il faisait mettre
Un cercle d’or autour du tronc,
Pour que le verdoyant ancêtre
Fût épargné du bûcheron.
Dans le cours de la vie humaine,
Moi, j’ai rencontré sous mes pas
Un bien plus rare phénomène :
C’est ton cœur qui ne change pas.
Et, comme le Prince d’Asie
Marquait l’arbre robuste et droit,
J’ai cette tendre fantaisie
De mettre une bague à ton doigt.


François Coppée

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