Esprits qui connaissez le cours de la nature,
Vous seuls à qui le Ciel apprend sa volonté,
Et dont les sentiments trouvent de la clarté
Dans la plus noire nuit d'une chose future ;

Célestes qui voyez mon âme à la torture,
Qui savez le dédale où le sort m'a jeté ;
Quand est-ce que je dois ravoir ma liberté ?
Dites-moi, qui de vous entend mon aventure ?

Ange, qui que tu sois, veuille songer à moi ;
Et lorsque tu seras de garde auprès du Roi,
De qui le cœur dévot est toujours en prière,

Arrête-moi le cours de son inimitié,
Et dis-lui que s'il veut exercer sa pitié,
Il n'en trouva jamais de si belle matière.


Théophile de Viau

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