O nature tranquille, immortelle nourrice
Des vivants et des morts,
Charmeuse, étends sur moi la paix consolatrice
De tes parfums subtils et de tes doux accords.

Quand de l’illusion le mirage éphémère
Illuminait mes yeux,
C’est toi qui, loin du bruit, ô nature, ô ma mère,
A mes rêves prêtais les forêts et les cieux.

Ces rêves ont vécu, mais mon cœur rempli d’ombre
Brille comme la nuit,
Quand je vois resplendir les étoiles sans nombre
Sur l’abîme infini de mon espoir détruit.

Tout disparaît, les dieux, l’allégresse, la gloire,
Après quelques rumeurs ;
Toi seule tu survis à l’humaine mémoire,
Toi qui vois tout mourir et qui jamais ne meurs.

Aussi, le cœur lassé, je n’adore et n’envie
Que ta sérénité,
Et j’aurai jusqu’au bout la soif inassouvie
De l’amour éternel dans tes flancs abrité.


Armand Renaud

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