Impérieux mais indolent,
Tu parcours durement la vie,
Ayant jadis connu l'envie
De rêver, d'un cœur triste et lent.

Mais, comme un lutteur qu'on offense,
Tu repousses d'un brusque élan
Ces noblesses de ton enfance ;
Ton œil est froid et vigilant.

— Puissé-je, mourir en brûlant !


Anna de Noailles

Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.