En ce siècle qui prend la fuite 
Nous possédions, déjà, très las 
Mais obstinés dans la poursuite 
D’un mieux toujours pas bien, hélas !
Des escholiers pour le soulas 
De cette folle monomane,
Notre littérature en bloc ;
Mais tout cela c’était en toc :
Salut à l’École romane !

À bas Baju ! Qu’il meur’ bien vite 
Sous les coups d’un vaillant Maurras. 
D’un Lynan, brillant néophyte,
D’un Raynaud, tout zèle au pourchas 
De la gloire de Moréas,
Que l’apocope se pavane
Comm’ drapeau fier dans le fier choc 
Sur les rangs fermes comme roc 
De la grande école romane !

À bas le symbolisme, mythe 
Et termite, et encore à bas 
Ce décadisme parasite 
Dont tels rimeurs ne voudraient pas !
À bas tous faiseurs d’embarras !
Amis, partons en caravane,
Combattons de taille et d’estoc 
Que le sang coule comm’ d’un broc 
Pour la sainte école romane !

ENVOI

Prince au prix de qui tout n’est qu’âne 
Laissez s’époumonner, tels phoqu’s,
Tous ces faquins, tous ces loufoqu’s 
Et vive l’école romane !

Paul Verlaine

Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.