La beauté que je sers, et qui m'est si cruelle,
Se peut bien appeler un miracle des cieux,
C'est la peine du cœur, c'est le plaisir des yeux,
Et le divin objet d'une flamme immortelle.

La mère des amours ne fut jamais si belle,
Ses regards sont partout des vainqueurs glorieux ;
Et sa bouche qui forme un parler gracieux,
A l'éclat et l'odeur d'une rose nouvelle.

Un excès de beauté me force à l'adorer ;
Un excès de rigueur me défend d'espérer,
Sa beauté veut mon cœur, sa rigueur veut ma vie.

Ainsi le seul trépas a droit de me guérir,
Et je ne puis jamais, ayant connu Sylvie,
Ni la voir sans l'aimer, ni l'aimer sans mourir.


Jean-François Sarasin

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème sélectionné au hasard.

Coloriages, Livres et Poésie à Imprimer. Tout est gratuit !

Utilisez les liens ci-dessous pour découvrir tous les produits gratuits que j'ai créés pour vous :

Merci de me permettre de vous offrir plus de 16000 poèmes, de la poésie sur YouTube et des activités de méditation créatrice !
Johann