La Canicule, au plus chault de sa rage
Ne faict trouver la fresche onde si belle,
Ny l’arbrisseau si doulcement appelle
Le voyageur au fraiz de son ombrage :

La santé n’est de si joyeulx presage
Au lent retour de sa clerté nouvelle,
Que le plaisir en moy se renouvelle,
Quand j’apperçoy l’angelique visage.

Soit qu’en riant ses levres coralines
Montrent deux rancz de perles cristalines,
Soit qu’elle parle, ou danse, ou bâle, ou chante,

Soit que sa voix divinement accorde
Avec’ le son de la parlante chorde,
Tous mes ennuiz doulcement elle enchante.

Joachim du Bellay

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