Auréole leurs fronts par la Muse ennoblis,
Nos aèdes en vain luttent dans la nuit noire
Dont le morne linceul les couvre de ses plis.
Merci d’avoir, au seuil des injustes oublis,
Pieusement tressé pour honorer leur gloire,
Le laurier solennel, les roses et les lys
Sur l’emblème sacré de la lyre d’ivoire !
Bon jardinier d’Athène, avec ces rares fleurs
Vous tendiez en hommage aux discrètes douleurs
La douce pâquerette et la divine sauge...
Mais voilà que, grognant, s’éveillèrent soudain
Ceux qui dorment si mal au fond du cœur humain,
Car vous aviez jeté des perles dans leur auge.
Charles Gill
Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.