Sous cette grotte au frais mystère,
Seuls, un jour, ils se sont assis.
Heureux, ils oubliaient la terre,
Le monde et leurs propres soucis.
L’eau courante au fond des ravines,
L’oiseau caché dans les buissons
Mêlaient pour eux leurs voix divines
Sous l’ardent soleil des moissons.
Le lys des bois, la brise agreste,
Le ramier gémissant d’amour
Versaient sur cette heure céleste
Les tièdes voluptés du jour ;
Des sureaux et des chèvrefeuilles
Flottait dans l’air la molle odeur...
Le grand frêne étendit ses feuilles
Pour voiler au ciel leur bonheur.


Auguste Lacaussade

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