Ô fatale rencontre ! au fond d’un chemin creux
Se chauffait au soleil, sur le talus ocreux,
Un reptile aussi long qu’un manche de quenouille.
Mais le saut effaré d’une pauvre grenouille
Montrait que le serpent ne dormait qu’à moitié !
Et je laissai, l’horreur étranglant ma pitié,
Sa gueule se distendre et, toute grande ouverte,
Se fermer lentement sur la victime verte.
Puis le sommeil reprit le hideux animal.
La grenouille, c’est moi ! Le serpent, c’est le mal !


Maurice Rollinat

Découvrez Poésie Postale, votre abonnement mensuel pour recevoir des poèmes inédits et œuvres d'art originales par la poste, le tout dans une enveloppe scellée à la cire.

Gâtez-vous ou offrez de la poésie en cadeau !

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.