Au coin du foyer triste et dont la flamme est morte
Le paysan grelotte et songe tristement ;
Il sent sur son épaule, ainsi qu’un châtiment,
Peser la Pauvreté qu’il héberge et supporte.

Ses reins se sont courbés sous la charge trop forte.
Il voudrait la chasser de son toit, mais comment ?
Qui le délivrera de l’éternel tourment ?
— C’est moi, dit la Richesse en frappant à la porte ;

Mets de l’eau dans ton lait, vends ton beurre à faux poids,
Triche sur le mouton et triche sur la laine,
Vends ta brebis galeuse en jurant qu’elle est saine.

Le lâche rit de voir, au son de cette voix,
La Pauvreté s’enfuir avec sa croix amère,
L’homme de cœur se lève et dit : Restez, ma mère.


Gustave Le Vavasseur

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