Son corps était couvert d’un voile en gaze noire
Où, sans nombre, on voyait luire des diamants ;
Son front, plein du frisson magique de la gloire,
Portait le croissant mince et pur des firmaments.

Elle représentait vraiment la nuit superbe,
Avec ses millions d’étoiles, sa douceur,
Son blanc rayonnement posé sur l’onde ou l’herbe,
Et son azur sans fond, abîme du penseur ;

La nuit où s’échappant furtives de chez elles,
Les amoureuses vont, dans les bois, s’égarer,
Où l’âme du poète, ouvrant toutes ses ailes,
Plane dans le pays lointain qui fait pleurer.

A sa forme, ou sentait la femme gracieuse ;
On la saluait reine à son air froid et doux ;
Et quand elle marchait, ombre silencieuse,
Devinant la déesse, on tombait à genoux.

Et comme, dans la nuit, il est de pâles nues,
Sur le front de la lune, en groupe, voltigeant,
Mes rêves emportés loin des routes connues,
Se jouaient sur le bord de son croissant d’argent.


Armand Renaud

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