Tu tricotais ton bas de laine,
Toute rose et toute mignarde,
Ô ma friponne campagnarde,
Quand je t’abordai hors d’haleine.

— Suis-je encore loin de la plaine ?
— Oui, monsieur, fis-tu goguenarde,
Tu tricotais ton bas de laine,
Toute rose et toute mignarde.

Or, j’avais bu comme Silène,
Et j’étais d’humeur si gaillarde,
Que je dis : « Tant pis ! je m’attarde ! »
Et quand je partis à grand’peine,
Tu tricotais ton bas de laine.


Maurice Rollinat

Découvrez Poésie Postale, votre abonnement mensuel pour recevoir des poèmes inédits et œuvres d'art originales par la poste, le tout dans une enveloppe scellée à la cire.

Gâtez-vous ou offrez de la poésie en cadeau !

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.