L’açoka grandit dans la forêt sombre.
Caressez l’açoka, fraîches brises du soir.
Les fleurs de l’açoka naîtront, quand sous son ombre
La vierge viendra rêver et s’asseoir.

Mais en vain la brise et le soleil rose
Voudraient sous leurs baisers les faire épanouir :
Si jamais nulle vierge, hélas ! ne s’y repose,
L’açoka se penche et meurt sans fleurir.

La fleur des chansons germe dans mon âme.
Pour ouvrir son calice à la clarté du jour,
Il lui faut un rayon de votre ardente flamme,
Vierges aux doux yeux, un regard d’amour !

Mais déjà s’enfuit la jeunesse blonde
Sans qu’un des jours passés mérite un souvenir.
L’amour n’est pas venu ; mon cœur, plante inféconde,
Comme l’açoka mourra sans fleurir.


Louis Ménard

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