Déchiré par le fer, arbre au noble feuillage,
A l’homme dont la main te mutile et t’outrage,
Tu n’en verses pas moins ton ombre et ton trésor :
Le flanc tout sillonné de profondes morsures,
Par la lèvre béante où saignent tes blessures,
Ta sève coule en larmes d’or.

Poète, fais ainsi : sur la tourbe stupide
Dont l’aveugle fureur t’insulte et te lapide,
Te vengeant en bienfaits du lâche et du pervers,
Dans l’angoisse ineffable où ton cœur se déchire,
Laisse, ô consolateur, laisse dans ton martyre
Couler le baume de tes vers !


Auguste Lacaussade

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