Ton baiser, aimable Marie,
Est bien parvenu jusqu'à moi,
Comme une colombe chérie
Qui palpite d'un doux émoi.

Charmant messager de tendresse,
Timide, il tremblait de frayeur ;
J'ai senti sa chaude caresse
Passer de ma lèvre à mon cœur....

Quelle peur le troublait en route
Quand il s'est mis à voyager !
Ah ! c'est qu'il redoutait sans doute
De se perdre en son vol léger ;

Et de ne pouvoir se défendre
De quelques-uns de ces réseaux
Que tendent maints chasseurs, pour prendre
Les baisers comme les oiseaux....

Mais, non plus seul, je le renvoie
Vers ta bouche, son nid mignon,
Car le mien s'élance avec joie
Pour être son doux compagnon.


Gabriel Monavon

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