Je ne fus heureux ― pas souvent ―
Que par le baiser, je l’avoue.
J’aimais les lèvres sur ma joue,
Quand j’étais un petit enfant.

Le baiser seulement me touche.
Ma jeunesse et mon âge mûr
L’ont cherché, sensuel ou pur ;
Et l’on me baisa sur la bouche.

Aucuns fils ne me survivront ;
La saison d’amour est finie.
A l’heure de mon agonie,
Qui me baisera sur le front ?


François Coppée

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