Musicienne blonde aux doigts frôleurs et doux
Puisque nous sommes seuls, quel air chanterons-nous ?

O Muse, dont les mains sont pleines de corolles,
Fais-moi, sur la musique, éclore des paroles !

Nous irons par les bois, harmonieusement,
Cueillir la rouge fleur du divin sentiment.

Nous irons ramasser, par un grand vent sonore,
La rose du sanglot toute mouillée encore.

Nous ferons un bouquet de rêves musicaux,
D’aveux et de soupirs aux murmurants échos.

Dans le jardin vibrant des notes cadencées,
Nous cueillerons la claire joie et les pensées.

Grisés par le parfum mélodieux du soir,
Nous cueillerons, accord final, la fleur d’espoir.

Quel air chanterons-nous, chère Musicienne :
La chanson d’amour triste ? ou la chanson ancienne ?

Avec vous qui m’aimez, tous les rythmes sont doux ;
Promenez vos doigts blancs au clavier, voulez-vous ?


Albert Lozeau

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