Le chien noir me poursuit dans l’orage
À travers de hideux pays plats,
Et tous deux, tristes comme des glas,
Nous passons labour et pâturage.

Il franchit buisson, mur et barrage…
Et je n’ai pas même un échalas !
Le chien noir me poursuit dans l’orage
À travers de hideux pays plats.

Et, songeant aux martyrs de la rage
Qu’on étouffe entre deux matelas,
Je chemine, effroyablement las,
Presqu’à bout de force et de courage…
Le chien noir me poursuit dans l’orage !


Maurice Rollinat

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