Parfois la terre, ouvrant son sein qui gronde,
Heurte les monts l’un sur l’autre croulants,
Elle s’agite et veut jeter au monde
Le noir secret enfermé dans ses flancs ;

Un jour, une heure, et les flots ruisselants
Le vomiront sur la grève inféconde ;
Il va sortir de la forêt profonde,
Il monte, il monte aux lèvres des volcans.

Le cœur ému, l’humanité s’éveille...
Au bruit qui passe elle prête l’oreille...
Mais de la terre étouffant le transport,

Le Dieu jaloux qui nous cache les causes,
Met sa main large à la bouche des choses...
La voix s’arrête, et l’homme attend encor !


Louis Bouilhet

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