Salut, grand florentin adoré du Lombard,
Au front majestueux, à la barbe luisante !
Devant toi je m’incline, ô noble Léonard,
Plus que devant un prince à l’armure éclatante !

Ah ! Que sont les grandeurs que la victoire enfante
À côté des trésors de ton âme, ô vieillard !
Que sont les vains lauriers de la guerre sanglante
Près des fleurons divins du savoir et de l’art ?

Honneur, honneur à toi ; ta sublime nature
Sut à la fantaisie unir la raison pure,
Contenir à la fois deux pouvoirs merveilleux ;

Semblable à l’astre d’or, qui dans la voûte immense
Et s’élève et s’éteint toujours plein de puissance,
Et féconde la terre en éclairant les cieux.


Auguste Barbier

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